LE FOU
O maître ! sans retard courons chercher un gîte. **
Vers tes filles , crois-moi , retournons au plus vite \ Dussions-nous les prier longtemps , j'aime encor mieux L*eau bénite de cour que l'eau froide des deux. ' Viens, ou pour tes enfants diarge-moi d'un message : Cette nuit n'a pitié ni du fou ni du sage.
LBAA.
Grondez , noirs ouragans , redoublez vos efforts , Do ma débile vie usez tous les ressorts ! Des célestes fléaux redoutièles famîHes ,
l68 KIHG LEAR.
Grêle , foudres , éclairs, vous n'êtes point mes filles ,. Je n'ai point entre vous partagé mes États , Et l'amour paternel ne vous fit point ingrats. Venez , je me soumets à vos fureurs sinistres I Mais non , de mes enfants vils et lâches ministres^ De ces perfides cœurs vous servez les desseins , Ah I pourquoi leur prêter vos secours assassins Contre un faible vieillard , et du haut de la nue Assaillir sans pitié sa tête chauve et nue?