PROSATEURS
L'oDcle de la reine y le duc de Lafoens , obtint , en 1779, la réorganisation de l'Académie des sciences. Dès4ors le succès des idées progressives fîit assuré. Une révolution soudaine s'opéra dans les esprits. Des mémoires sur tous les objets d'utilité publique fiirentcomposésou traduits. Le Portugal ne fut plus seulement une colonie commerciale anglaise ; ce fut une succursale intellectuelle de l'Angleterre et surtout de la France. Les bibliothèques des grands seigneurs et des couvents, les archives publiques et particulières furent soigneusement explorées. Une foule de livres restés manuscrits furent publiés par ordre de l'Académie et aux frais du gouvernement. Des journaux, composés à l'exempte, des revues anglaises et françaises, répandirent l'instruction dans toutes les classes. Depuis 1649 jusqu'à 1800, une seule gazette avait suffi à la curiosité du royaume : dès 1809, on comptait treize feuilles publiques, seulement à Lisbonne, et le nombre s'en élevait à dix-sept en 1821. Cette nouvelle ère de la littérature portugaise sera-t-elle aussi féconde en heureux résultats qiie l'ont été les précédentes? Nous l'espérons. Ce que l'on peut dire dès à présent, c'est qu'après un siècle entier d'oubli, les regards de l'Europe se tournent de nouveau sur ce peuple, qui semble créé pour tous les genres de gloire, et qui, depuis l'expulsion des Maures jusqu'à l'édit de 1757, depuis le départ de Vasco da Gama jusqu'à la proclamation de Dom Pedro, s'est
toujours jeté, pour ainsi dire, à l'avant-garde de l'Europe et semble, autant par son génie que par sa position géographique, être la sentinelle avancée des plus précieux intérêts du continent (i).
(4 } n ne iaut pasonblierque ced a été écrit en 4 827 . (iVble de 4 84S).
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