VIU
musicien , qui , ne pouvant faire exécuter k grand orchestre les 8jm[^nie8 des maîtres, tâcherait de les rojcofUer au piano ea rappelant les motife les plus mélodieux.
Si nous avons mêlé l'histoire générale aux études littéraires, c'est qu'elle aide k leiu* donner un sens plus net. L'écrivain éminent est toujours de son siècle par quelque côté ; il le révèle ou il le transforme , et , dans les deux cas, il a besoin de l'histoire pour être bien compris.
Obligé de multiplier les citations, nous avons eu recours à toutes les traductions déjà publiées; nous nous en sommes servis sans nous interdire certaines modifications que nécessitait surtout la nature de nos leçons. C'est ainsi que nous avons mis à contribution les remarquables publications de MM. Artaud, Pierron, Amar, Patin, Damas -Hinard, Magnien, et celles de tous les collaborateurs de la collection publiée par M. Nisard. Nous nous sommes même servis des travaux plus anciens de
M"^ Dacier, de Lévesqae, de Larcber, de Bitaubé, de Laharpe, osant toujours de la liberté de prendre tout ou seulement partie» selon notre convenance. Il en résulte qpe la plupart des traductions citées dans nos Cmueriet n'appartiennent complètement à personne; nous en assumons la responsabilité sans en avoir le mérite ; ce qu'on pourra y louer doit être rapporté aux auteurs qi» nous avons nommés plus haut, les fautes resteront à notre chaire personnelle.
Nous avons dû prendre encore une autre liberté.
A. Schlegel a dit, dans son livre sur la liitéraiure dramatique : a Un lecteur qui ne voit pas l'ensemble de la littérature grecque sera toujours troublé par une sorte de nouveauté étrange dans le sujet, par la singularité des usages nationaux , par des allusions sans nombre qu'une grande érudition peut seule faire comprendre, et les distractions que lui donnent les détails l'empêcheront de recevoir une impression pure de l'ensemble. »