L'HIVER
Ne mets pas de froidure aux coeurs, Hiver à la bise glacée. N'apporte pas d'autres malheurs, A notre existence angoissée.
Du riche ouvre grandes les mains.
Qu'au faîte de son opulence, Il sente les troubles humains, Verse l'aumône à l'indigence.
Car souvent grelotte de froid, Le pauvre dans sa maisonnette, Lors même qu'il s'y rend tout droit, Après sa rude tâche faite.
Riches et pauvres soyons frères, Aidons-nous dans l'adversité.
Rendons nos épreuves légères, Par une réelle bonté.
Riches ou pauvres nous souffrons, C'est le partage de la terre ; Mais vivement nous ressentons L'aménité d'un coeur sincère.
Chassons l'amertume des pleurs, D'une consolante pensée ; Et cette effusion des coeurs, Bercera notre âme apaisée.
Viens soulager les malheureux, Hiver aux bises de froidure.
Fais pétiller l'âtre joyeux, Donne du pain pour nourriture.