Collectionneurs de Vdncienne France^ p
3. Archives de U ville d'Arles. Délib. du Conseil, i'*" m:\i 1640.
COMMERCE DE LA CURIOSITE. loi
dressent ces notices, dit-il à propos du catalogue Agard, n'ont d'autres vues en les composant que d'annoncer des curiosités qui doivent être bientôt exposées en vente*. » En 1666, l'abbé de MaroUes fait imprimer son Catalogue de livres d'estampes et de figures de taille-douce. Mais l'excellent homme ne savait pas feindre; il a bien soin de remarquer combien un pareil trésor serait a utile pour l'éducation d'un jeune prince et digne d'une bibliothèque royale » . Admirez les bienfaits de la publicité ! un an après, le trésor était acheté par Colbert pour le compte du roi.
L'amateur marchand est un autre perfectionnement du siècle. La liste des Curieux de diverses villes, pour 1648% cite parmi les Parisiens : « La Court, qui revend des curiosités, et Cherchomon, curieux de médailles antiques, marchand » ; le Livre commode des Adresses de Paris, en 1691, cite également : « M. Fabbé du Plessis, près le Puits-d' Amour; le sieur d'Alençon, rue du Chapon, et le sieur Paris, près de la Jussienne, qui se plaisent à troquer des tableaux ».
Mazarin pratiquait aussi le commerce, mais sous un autre nom que le sien. 11 avait loué l'hôtel d'Estrées, rue des Bons-Enfants, et « faisoit vendre publiquement dans une des salles, par l'intermédiaire d'un sien domestique, des livres, des tables