‹ Causeries sur l'art et la curiositéChapitre 37 sur 93 · I. Collectionneurs de l'ancienne France^ p · texte numérisé non relu

I. Collectionneurs de l'ancienne France^ p

1. Importations à' œuvres d'art en France au XV II" siècle, par Eug. M'ùntz; Chronique des arts, du 25 septembre 1875. 3. Mémoires de Brienne, chap. ix.

choses. Nos aïeux procédaient plus discrètement; à quoi bon parler de vente tout d'abord? 11 suffit de présenter au public l'énumération flatteuse des objets d'une collection, l'acheteur comprend à demi-mot ; il sait que la curiosité n'aime pas tant à faire parler d'elle, qu'elle se réserve pour les intimes, va parfois dans le monde, mais ne s'affiche que du jour où elle est à vendre.

Voici, par exemple, le Roole des médailles et autres aiitiquitei du cabinet de monsieur^ Dupérier, gentilhomme d'Aix^ ; c'est le premier catalogue connu, et rien ni dans le titre ni dans le texte ne fait pressentir une vente prochaine. Ce petit livre date du commencement du siècle et, en 1608, Dupérier vend sa collection aux États de Provence pour en faire hommage au roi. Trois ans plus tard, paraît le Discours et Roole des médailles, etc. , à présent range'es dans le cabinet du sieur Antoine Agard, maistre orfeuure et antiquaire de la jnlle d'Arles, en Provence-. J'ignore si ce cabinet eut le même sort que celui de Dupérier; une partie, du moins, fut achetée parla ville d'Arles'; quant au reste, je m'en rapporte à l'opinion de Mariette : « Ceux qui

1. François Dupérier, le même que Malherbe a immortalisé. Son catalogue a échappé aux savantes recherches de M. G. Duplessis, Vente de Tableaux^etc. Paris, 1874. Je l'ai signalé dans les Collectionneurs de l'ancienne France^ p. 38, note i. Depuis, M. le baron Pichon a acquis un précieux exemplaire, annoté de la main de Dupérier luimême.

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