Hisc. de Vart, III
pas savant et ne regardoicnt un habile artiste que co.nmc un bon manœuvre. »
Sous Domitien, Plutarque, appelé à Rome pour donner des conférences, trouve ce programme tout fait, l'adopte pour son compte et le propage au retour parmi les écoles grecques. Un siècle plus tard, Lucien élevé dans ces mêmes écoles, converti par les sophistes et par le philosophe Nigrinus', répète à son auditoire les théories que Plutarque avait professées avant lui. Et Rome peut chanter victoire ; son influence est si bien entrée dans les mœurs, la Grèce est si bas tombée, que voici deux hommes considérables, passionnés dès l'enfance pour tout ce qui est grec, qui, sans en avoir conscience, popularisent des principes imaginés par la rancune ro naine pour humilier la Grèce en déconsidérant ses artistes.
Mais allons plus avant, car pour apprécier la politique romaine, personnelle et tenace, il faut la suivre jusqu'au bout. En Orient, Clément d'Alexandrie et Théodoret professent « qu'il n'y a point de différence entre un peintre, un tailleur, un doreur