Baluzc, Cdpitul., I, 79. — Abbé Tcxicr, DicC^p
T,. Labarte, ColL Debruge-Dumesinl. p. 213. — Texier, Dut., p. 942.
Insensiblement la corporation laïque disparaissait pour faire place à la confrérie religieuse \
Charlemagne favorisa cette évolution remarquable. On sait qu'après avoir appelé en Gaule les plus fameux littérateurs de la péninsule, Finfatig-able organisateur ramena d'Italie une nouvelle colonie de maîtres habiles dans tous les arts (787). Quels étaient ces étrangers? Depuis cinquante ans la persécution des iconoclastes avait commencé • des peintres, des sculpteurs, des orfèvres, des architectes, chassés de l'Orient, accouraient en Italie. C'étaient, pour la plupart, des religieux de l'ordre de Saint-Basile- qui avaient fondé ces grandes associations monastiques enseignant et pratiquant les arts, dont la tradition s'est perpétuée dans les couvents du mont Athos. La papauté leur ouvrait les bras et les employait à relever Rome de ses ruines ^ Charlemagne comprit à son toiu* le parti qu'il pouvait tirer de cette émigration orientale pour organiser une renaissance dans nos provinces; il décida plusieurs de ces moines-artistes aie suivre, et les installa dans nos abbayes avec leurs procédés et leiu- discipline.
Ainsi l'Église prend possession des arts pour les
1. Toutefois, dans certaines provinces, d^ns le Midi, par exemple, où l'organisition muaicipalc et les traditions latines étaient plus vivaccs, la confrérie laïque conserva toujours son ancienne activité.
2. Em. David, Hlsc. dd U paruurej p. 65. — Viollet-Ie-Duc, Dicc. à'Architeciure, I, p. 120.