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L'ÉCOLE MODERNE DES MÉDAILLEURS FRANÇAIS

Il est difficile aux détracteurs du temps présent de trouver dans l'histoire de la Médaille française des chefs-d'œuvre faits non seulement pour dépasser, mais pour égaler ceux que nous devons aux maîtres d'aujourd'hui. Dure nécessité que cette constalalion , pour ceux qui ne veulent que regarder en arrière, sans songer que ce qui leur plaît tant n'a jadis été fait que sous l'inspiration du jour et de la recherche inquiète du lendemain.

Nous ne parlons, bien entendu, que de

l'école moderne

la médaille proprement dite et non de la numismatique monétaire, de celle qui passionnait le Diognète de La Bruyère, lequel ne se préoccupait dans une médaille que « du frust, du feloux et de la fleur de coin ». Les médailles produites sous Charles VII, pour la délivrance du territoire, ne touchent en rien à l'histoire de l'art de la médaille, pas plus que les jetons de toutes les époques, dont l'intérêt réside surtout dans les légendes, et qui doivent n'être considérés que comme des curieux documents historiques. Ces devises résument, le plus souvent avec esprit, un fait, un événement important; aujourd'hui, on en compose qui ont certes une valeur littéraire, témoin celle qui fut faite sous Louis-Philippe, pour la grande médaille des Chemins de fer par Bovy :

Dant ignotas Marti, novasque Mercurio alas l,

1. Ils donnent à Mars des ailes inconnues, à Mercure des ailes nouvelles.

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