‹ Causeries sur le protestantisme d'aujourd'hui [microform]Chapitre 4 sur 40 · BREF DE SA SAINTETÉ PIE IX · texte numérisé non relu

BREF DE SA SAINTETÉ PIE IX

« missent la foi; et ils excitent à la « pratique des vertus, ils réfutent les

« erreurs courantes ; et comme ils sont «le fruit d’une longue expérience, en “même temps que d’une profonde con-

naissance du cœur et du caractère des

«Jeunes %ens, ils sont d'un très-grand « secours pour tous, et parfaitement ap- «propriés aux diverses situations, à « l'esprit, à la condition de chacun. ».….

Donné à Rome près St. Pierre, le *15 Novembre 1875.

:30re année de notre Pontificat PIE IX, PAPE.

rs

it à la nt les IS sont ce, en le conre des grand ent apns, à CURE

rre, le

cat

PREMILRE PARTIE Pourquoi ce petit livre

Ces Causeries sur le protestantisme s’adressent aux catholiques bien plus qu'aux ‘protestants ; ce n’est pas une attaque, ce n'est pas même une controverse, c’est une œuvre de

ŒÆ préservation et de défense.

On s’est demandé: A quoi bon parler en-

É core du protestantisme à l’époque où nous

sommes ? Ne s’est-ii pas tellement fusionné avec le rationalisme et l'incrédulité, qu'il n'existe plus comme secte religieuse ? et d’ailleurs, les Français n’ont-ils pas trop de bon sens et trop de logique pour lui laisser prendre racine chez eux ?

Il ” certain que le protestantisme est pro-

dons

RD Sn he mn mem 4 4 D :

RE 2 M GP 4 RL + me

fondément antipathique à notre pays, et il Ë

n’est pas moins incontestable que du protestantisme religieux il ne reste que des ruines. Mais il est des ruines dont il faut se méfier, parce qu’elles peuvent servir de réceptacle et d’abri aux malfaiteurs, qui n'’osent se montrer. à découvert sur. les grands chemins.

Telle est l'enceinte délabrée du protestantisme dans laquellé affluent de plus en plus tous les ennemis de l'Eglise, les révolutionpaires et les incrédules, et qui couvre de son ombre facile leurs projets impies. On y fait bon accueil à toutes ies révoltes contre l’Eglise et contre la société; ces ruines deviennent une forteresse, et le” protestantisme mourant devient, s’il ne l’est déjà, une im.

mense force de destruction.

Ravivé et réchauffé par les impies qu’il reçoit dans son sein, on le voit se débarrasser pièce à pièce de son armure théologique du seizième siècle, et montrer à nu son principé essentiellement révolutionnaire. : Gardant, pour le besoin dela cause, un certain langage biblique et des formes religieuses, il se dresse devant nous dans une attitude agressive. Il ne rêve rien moins que la destruction absolue de l'Eglise et de JÉsuS-CHR'sST, et pour cela il multiplie,au milieu de nos populations catholiques, ses temples, ses oratoires, ses établissements de tout genre. Ses agents inondent de brochures nos villes et nos campagnes. Cherchant à corrompre les intelligences plus éievées par le moyen de jour-

ys, etil protesruines, méfier, ceptacle se monhemins.

Dtestanen plus )lutionde son n y fait tre l'E.

levienntisme ne im-

il re- ‘Tasser ue du | prin- :Garertain ses, il agres- Struc- ST, et popuoires, gents camtellijour-

SUR LE PROTESTANTISMÈ. 7

ux ct de publications philosophiques ou ittéraires, il cherche er même temps à se

Maire un avenir dans les classes ouvrières en

iccaparant les. enfants.et en leur ouvrant des coles, des asiles, des orphelinats, où l’on aprend à ces pauvres petits, non point à deveir chrétiens, majs à blasphémer l'Eglise.

ne foule d'associations se fondent pour faire a guerre à la religion catholique, et ces:s0iétés bibliques, évangéliques, et autres, relaent publiquement, dans leurs comptes-ren-

Bdus annuels, les efforts.et les progrès de leur

propagande, en même temps qu’elles étalent

Htriomphalement les millions que Pesprit de

parti sait réunir en France, et surtout à l’étranger, pour alimenter leur zèle. et payer

leurs succès. . |

Ce n’est donc point une chose oiseuse de

s'occuper du protestantisme. Si des esprits Stimides objectaient qu'il n’est point bon de

réveiller des, discussions fâcheuses, je leur dirais que c’est pour nous non-seulement un droit, mais un devoir de défendre la religion

| attaquée et de sauvegarder ce qui nous est B plus cher que la vie, la foi que nous avons reçue de Dreu et de nos pères. (Ce petit livre

n'a pas d'autre objet que de coopérer à celte grande œuvre, dane son humble mesure. J’ai

JA pensé être utile à plusieurs âmes, en leur } montrant, dans une suite de causeries fami-

lières, ce qu'est le protestantisme, en leur dévoilant les faussetés et le vide de son système,

| les hontes de son origine, sa nullité comme

culte religieux, son affinité avec tout ce qui! est révolution et anarchie, et enfin l’abimef où il conduiraitinfailiiblement notre France, | trop logique pour s'arrêter sur la pente de l'erreur. | qi On ne trouvera dans ces pages ni contro-| | verses savantes, ni discussions métaphysiques. Parlant snrtout à des catholiques qui À connaissent leur religion, je n’ai point insisté | AN sur certains points de doctrine qui leur sont N connus et que j'aurais expliqués plus au long | | si je m'adressais à des protestants. | our étudier à sa source la question de la & | | Réforme, j'ai dû parcourir un grand nombre | All de publications et d'ouvrages luthériens, cal- | | vinistes, méthodistes, etc. ; j'y ai trouvé des aveux écrasants de la part de pasteurs et d’é- ! 1 crivains protestants entre lesquels j'ai cité de | A préférence les plus universellement estimés ! ni. par leurs coreligionnaires. !

11 Comme ce livre pourra soulever des récri- # qi minations de la part des hérétiques, je ne puis il trop insister sur ce point, que je ne fais ici À 1 que défendre la foi contre des attaques dont 4 Al la violence dépasse toute mesure, contre des | HA hommes qui se disent hautement appelés à détruire notre sainte religion, et dont l’un des chefs les plus autorisés, M. Agénor de | Gasparin, osait dire naguère, en parlant de f l'Eglise catholique : “ Jn’est pas permis de- 1 vant Dieu de ne la haïr que médiocrement ! "”

Page 1