Qui crediderit salvus erit; qui vero non credi
iderit condemnabitur.” (S. Marc, ch. xvr.)
96 CAUSRRIES
seignement divin de l’Eglise de Jésus-Cnrisr L’hérésie bouleverse l’ordre établi de Dre, | et sépare l’homme de la grande famille ca:
tholique qui est, sur la terre et dans le ciel, la famille de! Du.
A cause de cela, l’hérésie est de sa nature un péché beaucoup plus grave, un mal beau.
coup plus profond et pernicieux que la débauche et tous les désordres des sens. Ces sr certes, sont bien mauvais, et séparent
eaucoup de JÉésus-Carisr, mais ils n’appor. tent pas dans l’âme un désordre aussi fondamental et aussi dangereux que l’hérésie.
Qu'on juge par là de la responsabilité religieuse et de l'énorme culpabilité de ces prétendus nasteurs évangéliques qui sèment l’hérésie autour d'eux! Ils font plus de mal
à la société que les apôtres même du libertinage, Fe
| XIL « Si le salut d’un protestant est possible.
Oui, certes; mais distinguons avec soin:
“ Autre Chose est d’être dans l'erreur, autre chôse dans l’hérésie,” disait saint Augustin enseignant son peuple sur le salut des héré.
tiques. On peut, en effet, se tromper sans être coupable. L'erreur involontaire est un malheur et non pas un péché; on peut donc se sauver même dans lérreur; mais l’hérésie étant la révolte contre Div et son Eglise, elle est un pêché, elle est un crime ; et pour cette raison On ne peut se sauver dans l’hérésie,
J8-CHrist,
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18 le ciel,
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ue la déeng. Ces ‘séparent n'appor: Si fonda.
ésie.
ilité reli- > Ces pré- sèment s de mal u liberti-
Le, bC soin:
r, autre ugustin es héréans être un mäldonc se 'hérésie ise, elle r cette résie,
Cela revient à dire que la bonne foi iNvinar- } Seule excuse un protestant du péché hérésie, et lui donne dans son malheur la ssibilité du salut. Hors de cette bonne foi, iérétique est perdu, parce qu’il se sépare de | vérité qui est Jésus, et de la société de la frité qui est l'Eglise catholique, apostolique } romaine.
Quels sont les protestants de bonne foi?
tte bonne foi invincible est-elle possimie ins un pays catholique comme le nôtre, au:
ilieu de catholiques et avec tant de facilités arriver à l'Eglise ? C’est le mystère connu > Dreu seul, et dont Dreu seul sera juge. A à croire l'apparence, on peut dire que cette pnne foi se rencontre assez souvent chez les totestants, et surtout chez les protestants de classe ouvrière, déshérités des moyens instruction qui rend les classes lettrées
Miexcusables, ce semble. J’avoue que, tout \ 9 | 2
n admettant la possibilité absolue de ce mfacle, je n'ai aucune dévotiqn à la bonne foi es ministres, et que je tremble pour leur alut éternel.
J’ajouterai au sujet des proiestants de bonne bi, des protestants qui peuventse sauver, une bservation qu? doit nous attrister sur leur brt. Le salut, possible pour eux, leur est ceendant beaucoup plus difficile qu’à nous htres catholiques, vrais disciples de JÉésus- HRIST.
D I y a bien des raisons pour cela. D’abord
foi d’un protestant est toujours plus ou
moins incertaine. Or, la foi est le point de départ et le principe vivifiant des vertus chré. tiennes par lesquelles on sauve son âme. Le catholique a une foi nette, précise et indé.
endante de tous, les caprices de son esprit Ensuite, comme nous l'avons déjà vu, le pro.
testant ne participe pôint aux secours que l'Eglise présente à ses enfarrts pour les aider à vivre de manière à gagner le ciel. Entre ces secours, j'en signalerai deux plus importants: la confession et la communion. Quand un homme a eu le malheur de commettre un péché mortel, il ne pent se réconcilier avec Dieu qu’en allant se confesser et en recevant l’absolution du prêtre. Si, par hasard, il ne
peut pas absolument se confesser, il faut qu'il!
joigne au désir sincère du sacrement un re.
pentir très-profond et un amour très-pur et très-élevé que l’on appelle la contrition par. faite. Cette contrition étant parfaite est, par là même, assez rare et assez difficile. Elle est toujours désirable, mais elle n’est pas indispensable dans le sacrement de Pénitenre, où un repentir ordinaire suffit, parce que, dans ce sacrement tout de miséricorde, Notre- Seigneur daigne suppléer à ce qui manque chez les pauvres pénitents, |
- Le protestant qui a commis un péché n'a |
pas le secours de la confession. Il lui faut donc avoir la contrition parfaite, le parfait
repentir et le tres-pur amour de Dieu ; sans |
quai il ne peut obtenir la rémission de son péché, ni le salut éternel, Il ne peut joindre
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cette contrition le désir de se econfesser, disque je le suppose de bonne foi, et dès s ignorant la nécessité de ce sacrement.
onc, il lui est beaucoup plus difficile qu’à pus autres de rentrer en grâce avec Drau.
il y parvient néanmoins par une grâce ute spéciale, 1l n’a pas, comme nous, sainte communion que Notre-Seigneur a stituée précisément pour alimenter nos ces spirituelles, pour nous garder du Sché, si nous sommes encore innocents, pur nous empêcher d'y retomber, si, après Voir failli, nous nous sommes relevés et rifiés. Nous avons, dans la sainte Euchastie, dans la communion, comme nos prosions de route durant le voy:ge de la vie.
> pauvre protestant en est privé et court rand risque de défaillir en chemin. Donc lui est difficile de se sanctifier et de se uver ; donc, nous devons tâcher de le bnvertir et de le mettre aussi dans des conitions infiniment meilleures pour son salut, ui est l'unique but de la vie de tout homme n ce monde. |
De la différence qu'il y a entre une conversion et.
: | une apostasie.
[La conversion est un devoir ; l’apostasie t un crime. |
Quand un protestant rentre dans le sein p l'Eglise, il se convertit. Quand un calolique abandonne l'Eglise pour une secte
% “ nn ne + eo
nee —
30 CAUSENIRS
rotestante, il apostasie. Pourquoi cotk
iférence ?
La foi catholique, invariablement on gnée par l'Eglise depuis dix-huit siècles, « compose d'un certain nombre de dogme ositifs, tels que l'unité de Danu, la Trinité ’Incarnation, la présonce réelle, la Papauté etc., etc. Pour avoir un chiffre rond, sup posons un instant que cos dogmes soient ai nombre de cinquante. En admettant cet supposition, tous les chrétiens croyaient donc cinquante dogmes jusqu'au commen:
cement du dixième siècle, époque à laquelle il n'y avait jamais ou qu'une foi dans ki chrétienté, L'Eglise grecque ayant nié, al dixième siècle, que ie Saint-Esprit procède du Fils aussi bien que du Père, et la supré matie du Pape, au lieu de cinquante elk n'eut plus que quarante-huit dogmes ; par où l'on voit que, nous autres catholiques nous croyons toujours tout Ce que croi l'Eglise grecque, tandis qu'elle, au contraire, nie deux vérités que nous croyons.
Les sectes protestantes du seizième siècle poussèrent les choses beaucoup plus loin, et nièrent plusieurs autres dogmes. Sur cin:
quante, les unes en abandonnèrent vingt les autres trente ; d’autres en conservèrent] à peine quelques-uns ; mais, ‘peu ou beau coup, ceux qu’elles ont retenus, nous lesi possédons comme elles. La religion catho lique croit tout ce que croient les sectesh protestantes ; ce point est incontestable.
quoi cotk nent onsei sidcles, de dogme la Trinité la Papauté rond, sul soient & tant cetl croyaienl | Comme ) à laquelle oi dans ki nt ni6, a ‘it procède
la supri:
uante elle gmes ; par itholiques que croi contraire,
me siècle us loin, et Sur Cin ent vingl servèrent ou beau:
nous lesi on catho:
les sectesh table.