AU LE PROTHATANTINMH, HE
: Cos soctes, quelles qu'elles soient, ne sont onc point dos religions, puisqu'elles no se brment qu'en niant tel ou tel dogme ; ce nt des mwyations, c'est-à-dire rien par ellesnômes, car dès qu'elles affirment, elles sont atholiques,
) Il suit de 1à une conséquence dela plus rande évidence : c'est que le catholique qui
ans réplique est du comte de Maistre.
} M. de Joux, pasteur protestant de Genève, puis président du consistoire réformé de Nantes, disait en 1813 : “ Pour moi, je bl4merais un catholique qui se ferait protestant, parce qu’il n’est pas permis à celui qui a le
gplus de chercher le moins ; mais je ne sau- Brais blâmer un protestant qui se ferait catho-
lique, parce qu'il est bien à celui qui a le oins de chercher le plus.”
. En 1825, M. le pasteur de Joux abjura le
protestantisme et se convertit à la foi de
Pourquoi l’on se fait protestant et pourquoi l’on se fait catholique.
1—Sauf de bien rares exceptions qui s’expliquent toujours par une ignorance profonde de la religion catholique que l’on quitte et du protestantisme auquel on se livre, j'affir-} me que jamais un catholique ne s’est fait ans par des motifs chrétiens et avoua.
es.
J'ai connu plusieurs soi-disant catholiques qui voulaient se.faire protestants. l’un d’eux était un jeune homme aimabie et intelligent, mais amoureux fou de la fille!
d’un pas'eu: ; de là un ardent désir de se faire protestant, et une conviction on ne} peut plus désintéressée de l'excellence du protestantisme. Un autre était vn prêtre qui avait abandonné tous ses devoirs et qui vivait dans le désordre. Son Evêque avait À été obligé de lui interdire toute fonction ecclésiastique...; il est maintenant pasteur protestant. Une troisième prosélyte, jeune institutrice allemande, qui se trouvait humiliée de demeurer dans une famille étrangère, | et à qui les protestants offraient une position confortable à condition qu’elle renirait sa religion, m'écrivait à moi-même en m'an- 2 noncant qu’elle acceptait cette offre : ‘ Coùte DS que coûte , je veux avoir un chez-moi.”
Ce ne sont là que des échantillons de ce À
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lui se passe tous les jours. Le caractère de es prétendues conversions est tellement Dounu, que les protestants loyaux en gémisent les premiers. Un de leurs écrivains a it: ‘“ Le protestantisme est l’égoût du catho-
10i l’on se
qui s’ex-icisme : ” et un autre ! ajoutait: ‘Quand le profonde Ba pe sarcle son jardin, il jette les mauvaises quitte et ierbes par dessus nos murs.”
re, j'afir-DD «Tandis que l'Eglise catholique, dit un
s'est fait
ournal protestant suisse, s'agrége continuelet avoua-
ement les protestants les plus instruits, les lus éclairées et les plus distingués par leur noralité, notre Eglise réformée est réduite à e recruter que des moines lascifs et cancujinaires.” En effet, depuis Luther et Calvin, iwingle, OEcolampade, Bucer, etc., qui furent Bous des ecclésiastiques interdits pour leurs
tholiques à ts. Jun mabie et e la fille sir de se
on on ne ices, des prêtres ou des religieux défroqués, llence du Ses mauvais prêtres’, marchant sur leurs nn. prêtre Braces,se jettent instinctivement dans les bras rs et qui Mu protestantisme, et y trouvent sympathie
que avait Bt protection. Ils étaient l’opprobre et la lie
fonction Se l'Eglise catholique, ils deviennent sans L pasteur ER €, JEUNE ER 1. Le protestant DEAN Swirr. Ce mot est passé en alt humi- roverbe en Angleterre.
trangere, À 2. Comme spécimen du genre, voici un fragment > position fur lettre adressée, il! n'y a pas longtemps, à Mgr. nirait sa MRévèque &s Breslau par le seul prêtre qui aît aposen m'an- Si psié en Silésie :
roro ME . Comme mes supérieurs ecclésiastiques n’ont ' Coûte pas daigné prendre en considération les motifs que 1.” j'ai fait valoir pour obtenir une cure correspondant à ns de ce Émes mérites, je suis obligé, après avoir longtemps,
transition, ministres du eur Evangile. On le écoute, on les honore, on les applaudit; plus que cela, on fait parade de leur apostasie, el ce que rejette avec dégoût la sainte Eglise, l les sectes protestantes s’en glorifient comme d’un trophée de victoire. On a vu l’Angle terre porter en triomphe le moine aposta Achilli, chassé de son couvent et même de son pays pour son infâme libertinage ; d'au tres misérables, ses pareils, ont trouvé bon! accueil et emplois lucratifs ch2z les protes tants de Genève et de Paris. Que la Réforme garde ces conquètes, uous les lui cédons de grand cœur !
Il y a peu de temps, une dame prussiennei qui s'était faite catholique huit ou dix années! auparavant, et qu'un ecclésiastique de me amis exhortait à ne pas céder, comme elk semblait le vouloir faire, aux sollititations et aux offres séduisantes de sa famille, avait la triste franchise de lui répondre : Je me sui faite catholique pour Pamour :!e Dieu ; je vai
\ ‘“ mais en vain, espéré de l'avancement, et par dépi « contre une telle conduite, de retourner au christi: “ nisme primitif, En conséquence, je me propose d' « pouser Mlle Léontine Krause, fille de feu M. le con: “ trôleur Krause, qui depuis quelque temps fait monk ‘ ménage de la façon la plus désintéressée.
« Signé : SCHULICH, curé démissionnaire.”
Pauvre prêtre ! pauvre protestantisme condamné i devenir le refuge de pareils pécheurs et à légitimer di pareils sentiments |
Un des faits les plus remarquables en ce genré est la conversion de lillustre lord Spencer, seigneur anglais de la plus haut noblesse, qui, devenu catholique, êst entré dans l’ordre si humble et si austère de Passionistes, où il est connu sous le nom de Père Ignace Encore hérétique, il engageai les protestants de:toutes les classes à prierkl pour la conversion de l’Angleterre, au moins conditionnellement, c’est-à-dire pour quek si l'Eglise catholique était celle de Jesux CHrisr, le Seigneur daignât faire entre l'Angleterre dans cette Eglise. Devenu Catholique et prêtre, ila continué d’être le} zélé promoteur de cette croisade de prières qui a déjà valu tant de grâces à son pays. |
L'Allemagne a fourni les exemples les, plus illustres de conversions à la foi cathok lique, particulièrement dans les familles souveraines et princières. Dès l’an 1817, le duc de Saxe-Gotha, proche parent du ro d'Angleterre, rentra dans le sein de l’Egliseh et devint, par sa vive piété, l'édification des catholiques comme des protestants. En 182} eut lieu la conversion du prince Henri Edouard de Schænbourg ; en 1826, celle du comte d’Ingenheim, frère du roi de Prusse; du duc Frédéric de Mecklembourg, de la comtesse de Solms-Bareuth, de la princess Charlotte de Mecklembourg, épouse dus prince royal de Danemarck 1, etc., etc. A
1. Plusieurs écrivains ont publié la série des conver sions les plus célèbres qui ont eu lieu pendant ct
les en ce ustre lord lus haute ést entré istère des le nom de engageail es à prier au moins jour que, de JESsur re entrer Devenu!
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s conversions de personnes princières, il
faut pas oublier d'ajouter celle du frère » roi actuel de Wurtemberg, accomplie à ris, en 1851.
Chacun a entendu parler du fameux comte Stolberg, l’un des hommes les plus 6mimts du commencement de ce siècle. Con-
Brti à la religion catholique par une étude
rieuse de l’Ecriture, des Pères et des con- Dversistes, il sacrifia à la vérité les espéces de Ja plus brillante carrière, et DIEU i donna la consolation de voir son exemà suivi par sa famille tout entière.
À la suite de M. de Stolberg, un grand bmbre d'écrivains, de philosophes, de jurisasultes allemands du premier ordre, se concilièrent avec l’Eglise vers cette même doque. La conversion du fameux littéraur Werner fut une des plus éclatantes.
levé à Berlin aux plus hautes charges, il jandonna tout pour se faire catholique, dis prêtre. [Il mourut religieux Rédemp-
Driste. Or raconte de lui que, se trouvant bdîner en compagnie de quelques hauts
rsonnages protestants, l’un d’eux, qui ne juvait lui pardonner d'avoir abandonné la
ble. Voyez en particulier : Ronrpacuer, Tableau.
ks principales conversions qui ont eu lieu parmi les
folesianis depuis le ccmmencement du dixz-neuvième êcle ;—et, du même écrivain : Mohfs qui ont ramené WEglise un grand nombre de protestanis.—Voyez mal Histoire universelle de l'Eglise, t. IIL, gg 6 et suiv.
prétendue réforme, lui dit, "devant tout le monde, qu'il n’avait jamais pu estimer un
omme qui avait changé de religion. ‘ Moi non plus, répliqua Werner ; et C’est précisé ment pour cela que j'ai toujours méprisé Luther.”
L'éxemple de Werner fut imité par d'au:
trés savants de la même nation, tels que Kré déric Schlegel, le:baron d'Eckstein, le con seiller aulique Adam Muller, etc., etc.
En Suisse, parmi les protestants les plus distingués qui sont revenus au catholicisme,
il faut citer au premier rang Charles-Loui| dé Haller, patrice de Berne et membre duk Conseil souverain. Ileut l’honneut, comme!
la plupart de ceux que je viens de nommer!
d'être persécuté, privé de tout titre et de tou} emploi, en même temps qu’exilé par les
protestants, dont la tolérance est la même partout où ils sont les maîtres.
Cette conversion fut suivie en Suisse par celles du pasteur Esslinger de Zurich, de M Pierre:de Joux, pasteur de Genève, et de celle, particülièrement illustre, du célèbre pasteur: président du consistoire de Schaffhouse, Fré détic Hurter. Il fit profession de la foi ca tholique à Rome, en 1844, et eut pour-par
rain le grand peintre Overbeck, converti lui. même depuis plusieurs années et devenu il
‘Rome le modèle des plus admirables vertus.
La France n’a pas manqué de fournir sonk contingent en fait de conversions de proles tants et même de ministres. Une des pli}
nt tout le stimer un on. ‘ Moi st précisé. s mépris
par d'au:
ls que Fré n, le con eic. .
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Suisse par ich, de M et de.celle, re pasteur
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L pour-par-
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les vertus.
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Bclence et ses vertus.
Zarquables a été celle de M. Laval, pasteur mdé-sur-Noireau ; elle fut suivie de celle [. Paul Latour, président du consistoire Maz-d’Asil. | eux ans après, en 1846, eut lieu à Lyon pnversion de M. A. Bermaz. Il avait pro- > pendant quatre ans les doctrines des aires protestants connus sous le nom de Mers, et s'occupait très-activement de les
pager dans le diocèse de Lyon. Il abjura
Brrenrs et fit connaître, dans un écrit puà Lyon, les motifs de son retour au vrai Stianisme.
le nos jours, que de protestants en France, rtout que de pasteurs, se jetteraiant avec beur dans les bras de la sainte Eglise, n'étaient arrêtés par les liens si puisis de la famille et des intérêts temporels!
Consistoires protesiants savent bien ce ls font en mariant les jeunes pasteurs dès P sortie des écoles. Le plus grand obsà la conversion d’un ministre protes-
B, c'est sa femme et ses enfants, je pour-
kciter plus d’un exemple à l'appui.
l'Amérique ne reste pas en dehors de ce uvement qui porte vers le catholicisme les
Blligances élevées, droites et religieuses.
our abréger, je me contenterai de citer la
Brersion récente de l’évêque protestant de
Caroline du Nord, le docteur Yves, nme vénéré de tous ceux de sa secte, pour Il chercha la vérité c un cœur droit, et, lorsqu'il l’eut trou-
vée, il abandonna tout pour la suiwm L’évêque protestant se démit de son rich évèché, et résolut d’aller à Rome se jet aux pieds du Souverain-Pontife. Le 1 décembre 1852, il fit profession de la fl catholique dans la chapelle particulière 4 Pape. Se prosternant devant le Saïnt-Pèr il lui présenta l'anneau et les sceaux, ini gnes du poste élevé qu'il occupait précéden ment parmi lés hérétiques, avec Ia croi qu’il portait aux occasions solennelles, sil criant, lés yeux tout baignés de larmef Holy Father, here are the signs of my rebellina Saint Père, voici les signes de ma rébellionÿ —( Ïls seront à l'avenir les signes de voir soumission, répondit le Vicaire de Jésw# Cnisr, et comme tels, vous irez les dépos 4 sur le tombeau de saint Pierres» É En face de ces hommes si grands par leur verius, leur position, leur amour de ls vérité, que le protestantisme nous monts ses conquêtes ! Nous ne lui demanderon pas des noms illustres, des hommes qui, paf l'éclat du talent et la nobiesse du caractèrs puissent faire équilibre à ceux que nous ve ons de citer ; évidemment il n’en a poinil car il les crierait sur les toits. Qu'il noué montré, du moins, quelques personnes hot nêtes et vertueuses, quelques catholique instruits et pratiquants, qui soient sortis dt nos rangs, pressés par le besoin de mieu croire, et qui aient édifié leurs nouveai
* la suiv Le son rich me se jete fe. Le 9 on de lah ticulière {| Saïnt-Pèr 3CeAUX, ini it précéden ec la croi
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