PBEMIER MIN. DE PHILIPPE V ; EN
d'an ministre du premier ordre, et dont on n'aurait point dû se servir dans un factum dans lequel on ne doit rapporter que les faits tels qu'ils ont existé, sans les envenimer par des détails controuvés comme ceux-ci, attendu que mes équipages n'ont jamais été employés clandestinement, ou furtivement. Au surplus, Monsieur, j'ai envoyé à LL. HH. PP., mes maîtres, le factum, et leur ai rendu compte de toutes ces circoil^tances, ainsi que de celles qui ont eu lieu dans l'affaire de M. de Ripperda, et en attends les ordres qu'ils jugerout à propos de me donner.
Je suis etc.
F. VAN DER MeER.
Madrid le 29 Mai 1726.
Dans une lettre en date du 25 Septembre 1726, que M. Stanhope écrivit à S. M. C. par ordre du roi d'Angleterre au sujet de l'apparition de la flotte anglaise sur les côtes de Saint- Ander et sur l'armement et l'équipement qui se faisaient dans les ports d'Espagne; sur les préparatifs de guerre, Palliance offensive et défensive entre l'Espagne et la cour de Vienne; et enfin sur les infractions que les gardes-côtes espagnoles commettaient depuis si longtemps contre les sujets de S. M. Britannique, cet ambassadeur dit:
„Qu'il a ordre d'informer en même temps S. M. „ combien le roi son maître est surpris que Ton „ n'ait point encore donné satisfaction de l'insulte „ faite contre l'hôtel de son ministre, lors de l'en- ,,lèvement par force du duc de Ripperda; pro- „ cédé dont à différentes reprises il s'était déjà plaint „au nom de S. M. Britannique/^
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(dans un accommodement quelconque à cet égard." La correspondance entre les cours de Londres jt de Madrid qui, comme pu vient de le voir, iraient bien d'antres sujel» dé querelle, s'aigrislant tous les jours davantage, Fon en vint à des nenaces de guerre qui l'année suivante se changèrent jn actes d'hostilités réels.
Quant au duc de Ripperda enfermé dans le château de Ségovie, il ne Ait point poursuivi par a cour de justice, pour les crimes qui avaient été e motif de son enlèvement, et le prétexte de la riol&tion des franchises de l'hôtel d'un amhassaleor étranger. Aussi dans toutes les occasions la Jour d'Angleterre fit- elle des instances poiu* ob- £nir une réparation, et ne cessa de protester coure la conduite de la cour d'Espagne (*).
(1) En 1728 le dac de Bipperda s'^happa de «a pruon, et passa