‹ Causes célèbres du droit des gens (volume 4)Chapitre 38 sur 85 · VI. AFFAIRE DU MARQUIS DE MONTI · texte numérisé non relu

VI. AFFAIRE DU MARQUIS DE MONTI

can^dat au trône de Pologne (*). Celui-ci toutefois ayant déclaré reconnaître la pragmatique sanction, un traité d'alliance fut conclu entre les cours de Vienne et de Dresde, auquel accéda celle de Petersbourg. Ce fut alors que Loiiis XV se déclara ouvertement pour Stanislas , et fit équiper une escadre pour transporter ce prince en Pologne* Le primat Théodore Potocki dévoué à Stanislas mit fant de zèle et d'adresse à faire réussir ses projets, que, malgré les troupes russes et autrichiennes qui s'avançaient vers les frontières^ Stanislas fut élu roi, le 12 Septembre 1733 (^). Mais le lendemain Févêque de Cracovie, et plusieurs autres palatins, sénateurs et gentilshommes se rendirent au camp de Praga, faubourg de Varsovie, situé de l'autre côté de la Vistule, pour rejoindre le parti du prince de W^ierno wisch : et ce fut au nombre de

(1) Frédéric Auguste III, ëlectenr de Saxe, avait époasé la nièce de rempereur Charles VI. Le prince Ferdinand de Bavière, Dom Emanuel roi de Fortogal, les princes Wissnowieski, Sapiëha, Lubomirskiy Poniatowski^ et le prétendant à la coaronne d'Angleterre, connu sons le nom de chevalier de Saint- George, briguaient également le tr^ne de Pologne; mais ces concurrens furent bient<$t onbliés, et il n'y eut plus que deux factions dans le royaume.

{2) Si Stanislas , dit M. de Solignac dans son kiuoire de la Po^ logne, n'avait suivi que les mouvemens de son coeur et les inspirations de la sagesse, il aurait sacrifié au repos de PÉtat ses prétentions sur la couronne; mais c'était moins pour sa gloire que pour celle de son gendre qu'il aspirait à régner de nouve^iu. Sa bienfaisance, son désintéressement, sa reconnaissance pour son protecteur Charles XII roi de Suéde, et sa clémence pour ses ennemis, lui avaient gagné les coeurs d'un grand nombre de Polonais.

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