‹ Causes célèbres du droit des gens (volume 4)Chapitre 50 sur 85 · VI. AFFAIRE BU MARQUIS DE MONTT · texte numérisé non relu

VI. AFFAIRE BU MARQUIS DE MONTT

yojées en France et cpie de la part de la Russie , dans ce cas Iky cette restitution se puisse faire sans délai, on laissera ces troupes dans un lieu voisin de la mer baltique , dont elles peuvent aussitôt être embarquées pour s'en retourner en France, à quoi on apportera toutes sortes de facilités, et on donnera toute Tassistancc nécessaîre.

Fait à Sx: Pétersbom-g, ce 5 juillet 1734. (v. st.) (•)

Le soin particulier que prît la cour de Russie pour l'entretien des troupes françaises pendant leur séjour à Cronstadt, et l'accueil gracieux que Pimpératrice fit à M. de Lamotte et aux autres officiers de ce corps , qui avaient été conduits à Pétersbourg, furent cause que Louis XV ne tarda point à donner à cette princesse la juste satisfaction qu'elle demandait* La frégate russe fiit renvoyée à la rade de Copenhague et tous les prisonniers faits dans la mer baltique par les batimens français furent remis au baron de Bakel, ministre de Russie à la cour de Danemark. Le roi envoya en même temps à la cour de Russie M, de l'Estang, un des premiers commis du bureau des affaires étrangères, pour y solliciter le prompt retour des troupes trans-

(1) Nous croyons pouvoir nous dispenser de donner la correspondance dont il est parle dans la déduction russe, entre M. de Montî et M. Lamotte de la Peyrouse, qui n'avait pour objet qae les plans d'attaque^ les moyens d'approvisionnement etc. Il en est de même pour le& extraits des tappotts des officiers russes, pris par Tescadre française, et la relation envoyée en France sur Tat* taque du retranchement russe.

AMBb HB FRANCS £K FOIiOGNfi; BN 1734» 245

portées à Ctônstadt et pour iiégocier la misQ en Uberté du marquis de Moutu Il Aj. peine M. de l'Ëstang fut-il arrivé à Pétersbourg^ ^e le comité d'Ostermann vice -chancelier de Russie fit savoir à M. de Laq^otte ^ que S. M. l'impératrice ayant appris que ses batimens conduits en France avaient passé le Sund et qu^s retournaient dans ses ports, elle avait ordonné que du jour de leur arrivée à Cronstad^ ou dans tout autre port de l'Jbtgrie, il serait permis aux trjpupes françaises de s'embarquer. (*)

Quant au marquis de Monti^ il ne put obtenir sa liberté qu'en 1736, après dix-huit mois d'^emprisonnement. Rentré en France il fut fait chevalier des ordres du roi, et mourut à Paris l'année suivante à l'âge de cinquante -^quatre ans. (^)

(i) Ail commencement d'Octobre Fimpëratrice ayant faît exp<?dîer des ordres à ce sujet à M. Lamotte de la Peyronse, ce brigadier ainsi que douze des principaux ofEciers, eurent Phoimear d'être admis à une audience de congë, et partirent snx un des jacht de S, M. pour aller s'embarquer an port do Nerva. Chaque ofHcier reçut une pelisse ea présent et toutes }es provisions uëcessaireis pouF le voyage fureat livrëea aux soldats gratis, .

(2) La paix qui fut conclue à Vienne le 1.8 Octobre 1738, reurdit la tranquillité à la Pologne. Il y fut arrête que le* roi Stanislas abdiquerait, mais qu'il conserverait le titre et ks honneurs de roi de Pologne et grand-duc de Lithuanie, qu'op loi restituerait en Pologne ses biens he're'cUtaires et ceux de la reine son ëpouse^ qu'il y aurait une amnistie géaérale pour tous ses partisans , et qu'ils seraient ro'tablis dans tous leurs biens; que l'ëlecteur de Saxe serait veconoA roi de Pologne et grand-^duc de Lithoanl»

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