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Béiolutùm friie par te$ AMi- OMr^MX en ripêMe a» mémoire pri$enÊi fwr U mékkrt de Pùrhtgai.
Ouï le rapport de MM.! delinden et antres députëa de LL. HH. PP. ayant eanniné en verta de leor résohition comnuMoriale le mémoirei qjBte M* d'Acnnhay ministre plénipotentiaire de Portugal , a présenté au sujet des différends snrvenus entre les court de Madrid et de lisbonne, i l'occasion d*un certain cas arrivé à Madrid au mois de Fémer de cette anÉée, avec le ministre de Portugal, et des snjtes ^'oa!» a lieu d'en aprébender à cause des ordres donnés âé part et d'autre pour faire marclier des troupes vers les frontières, demandant secours â LL* HH. PP. pour des raisons amplement déduites dans ledit mémoire;
Ayant examiné aussi, ce que M. Walporte, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de S. M. le roi de la Grande-Bretagne, a représenté éur ce sujet à MM. les députés de LL. HH. PP. dans une conférence le 9 de ce mois, et ayant examiné de plus les lettres tant de M. yan der Meer, ambassadeur de LL. HH. PP. à la cour d'Espagne, quC/du résident van Til à la cour de Portugal, touchant cette même affaire;
Sur quoi ayant été délibéré, il a été trouvé bon et résolu, qu'il sera répondu à M. d'Acunha sur sondit mémoii^, que LL. HH. PP. comme amies communes et comme prenant fortement à coeur la conservation du repos public, ont appris avec beaucoup de déplaisir, les différends survenus entre les couronnes d'Espagne et de Portugal k l'occasion des cas susmentionnés; qu'ElIes espèrent et attendent, même, par la confiance qu'EIIes ont en la sagesse, Paniour pour la paix et la. prudence des parties qui sont en contestation, de l'une aussi bien que de l'autre, que cette mésintelligence n'aura point de suites tiltérieures, et que surtout on s'abstiendra de toute voie
AMB* DE POB.TUGAI1 À MADRID ; EN 1735- 2^3
de fait; q[a'il sera très -agréable à LL. HH. PP. si Elles peuvent y contribuer par leur îhterventîon; qp'à cette fin, EÎIes enverroK leurs ordres à leurs nûmstres en Espagne et en Portugal, ppur offrir leurs bons offices, et les employer^ conjointement avec ceux de S. M. Britannique^ qui a déjà fait offrir les siens, afin d'effectner Un accommodement entre les deux oduronnes, ou de les persuader au moins dç n^ea venir de part ni d^autrç à aucun acte d'hostilité, etc.
En effet les Etats - Généraux travaillèrent ave© beaucoup d'impartialité auprès de l'une. et de l'autre puissance pojur empêcher qu'on n'en vînt à des voies de faiL
La cour de France qui , de son coté avait ,- 4es vues pacifiques, dont elle n'instruisait pas encore Iç public, craignait que ce différend ne portât le roi d'Espagne, son aUié, à profiter de la supériorité de ses forces contre une puissance qui ne manquerait pas d'être secourue par la Grander-Bretagne, et jugeant que cette querelle particulière des deux états de la péninsulie rallumerait la guerre générale que l'on s'occupait de terminer par des négociations entamées à Vienne, elle s'empressa aussi d'offrir sa médiation. Son offire fut acceptée par TEspagUQ avec d'autant plus de plaisir, que celle de la Grande- Bretagne semblait porter avec elle un air de partia-. lité.. (^). A plus forte raisons que l'envoi de l'escadre
(1) Ce n'est point que la cou^r Britannique fût véritablement disposée à. rojnpre avec PEspagne ; mais la position de ces deux puis^ sauces était fort délicate. Les mesures qne la cour de Madridt prenait depuis, quelque temps pour empiêcher le commerce de coi^
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anglaise dans le Tage^ ne manqoa pat d'être snapect à S. M. Caiholigne et deyint pour elle im motif gonr né pas accepter la médiation offerte. EUe se borna à la décliner, sous prétexte, qu^dyant déj4 accepté celle du roi de France, ce serait manquer d^égard pour son allié et marquer de la défiance que de l'accepter.
D'un autre côté le roi de Portugal ne jugeant pas qu'il fût de son intérêt d'accepter la médiation de la France, l'allié et l'ami de l'Espagne, crut avoir les mêmes raisons de s'en tenir à celle de la Grande- Bretagne, qui par l'envoi de sa flotte venait de se déclarer si ouvertement en sa faveur.
Le roi de France loin de rester inactif fit donner des ordres pour l'équipement de tous les vaisseaux de guerre disponibles à Brest et à Toulon et pour leur envoi à' Cadix pour joindre Tescadre espagnole stationée dans ce port(^). L'ambassadeur du roi à la cour de Madrid avait obtenu de S. M. Catholique sa
trebande qui se faisait par les n^gocians anglais sur ses c^tes, avaient été exëcut^es, depuis peu , plus rigoareusement que de coa* tajae, et les prises faites par les armateurs espagnols avaient souvent donn^ lieu â des plaintes publiques a Londres. D'un autre cdtë, l'union étroite qui subsistait entre ces deux nations depuis plusieurs années, avait engagé les Portugais à se servir des nëgocians anglais pour faire le commerce avec le Brésil, et renlèvement de la flotte qu'on attendait de ce pays, devenait par conséquent on point très -important pour la cour de Portugal.
(1) La France sentait qu'il était nécessaire de balancer par de pareils ordres la confiance que donnait à la cour de Lisbonne cette démonstration ostensible de TAngleterre; et il était essentiellement nécessaire pour assurer le bon succès de Paccomodement, que cette cour pnt des sentimens pacifiques.
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parole qu'elle ne commencerait point les hostilités et n'attaquerait point la flottille anglaise (^).
Le roi de la Grande-Bretagne, malgré cette promesse et les instances du comte de Montijo, ambassadeur d'Espagne à la cour de Londres, ne crut point pouvoir se dispenser de prévenir S. M. Catholique de cette démarche. M. Keene, éon ministre à la cour de Madrid, fut chargé d'expliquer au roi les motifs de l'envoi de son escadre, et de l'assurer de la droiture de ses intentions ; ce dont ce ministre s'acquitta dans une conférence qu'il eut avec Don Joseph Patinho, premier secrétaire d'état du roi d'Espagne, qui après avoir rendu compte à son maître de ces ouvertures, écrivit la lettre suivante au ministre d'Angleterre.