‹ Causes célèbres du droit des gens (volume 4)Chapitre 81 sur 85 · CHARGÉ D'AFP, DE FRANCE; EN · texte numérisé non relu

CHARGÉ D'AFP, DE FRANCE; EN

S. M. l'Impératrice avait été arrêté et conduit au fort de Weîchselmunde , a disparu.

Cette évasion a d'autant plus lieu de me surprendre que toutes les circonstances prouvent jusqu'à l'évidence, qu'elle s'est faite du su des autorités de la ville. La permission qui fut accordée audit colonel, de changer son logement, afin d^etre plus commodément : la faculté dq pouvoir se promener dans l'intérieur de la forteresse, et d'avoir avec lui son valet de chambre; le soin que l'on prit de le laisser de nouveau à la garde des mêmes officiers qui lors de la première tentative que le prisonnier fit, pour s'échapper, s'étaient rendus coupables d'une si grande négligence; les perquisitions tardives et peu soigneuses que Ton fit alors pour se resaisir du prisonnier, et le laps de temps de 30 heures enfin, que l'on vient de laisser passer avant de m'instruire de la -•fuite, sont des preuves plus que suffisantes pour constater la part que le gouvernement de celte ville a prise dans cette affaire.

Comme il est de mon devoir de rendre au plutôt un compte exact à S. M. Tlmpératrice de cet événement, je dois vous prier Messieurs, de m'instruîre le plus promptement que possible de toutes les circonstances qui ont accompagné cette entreprise.

Je suis peiné de devoir en cette occasion informer S. M. Mmpératrice, combien peu les faits ont répondu aux assurances réitérées que le magistrat m'a donnés sur le soin particulier qu'il prendrait de la garde de ce prisonnier, et je ne puis plus vous dissimuler Messieurs, que ce n'est qu'à vous mêmes qu'il faudra vous en prendre pour les suites facheusscs que cet événement nécessairement attirera sur vous personnellement, et sur la ville de Dantzig.

Dantzig, le ^ Août 1748.

G, SCHERS.

418 XII. AFFAIRX BU OOICTB OS lâÀ «AXiKS,

R'o. VIL, , \

Repaie in mmgUtrat de Im 1M9 ieDmtz^ A Ik Uttn

prècUeniê (*). >

Si M^ScLera^ agent de S. IL llnB^éndpce de ftusaie, en témoîgnRnt par aa note du -If- AoAt acm iétonnement aur Tévaaion da colonel de la Salle- da fini de Weichaclmunde noua fait cc»nattre la nnamère doiK il croit devoir envisager cet événement, ^«nt à la jwrt que le gouvernement de cette ville y •• eue 9 nona ne aanriona de notre c6té noua diapenaer, de lu} exprimer noire surprise sur une auppoaîtibn ai étreage et le jugement malveillant qu'il porte sur notre conduite; d'autant plus qu'il est à sa .connaissance , combien d'empressement les autorités de la ville ont mis à acquiescer aox réclamations de S. M*. Tlmpératrice de Rusaie et du soin qu'elles ont pris de se conformer en tout â ce que M. Scliers a désiré que l'on fit, pour s'assurer de la personne du comte de la Salle, et que ce n'a été qu'en suite des ordres reçus de la part de S. M. le roi.de Pologne , que la régence s'est vue obligée d'assigner an comte de la Salle une prison plus supportable. M. Schers ne peut point avoir oublié que c'est à l'activité et àl'empressementdu magistrat de cette viUe, que Ton est redevable d'être parvenu a se resaisir la première fois du prisonnier. Non moins peut-il ignorer quelles ont été les meaures, qui ont été prises de son su, après cette première tentative , pour s'assurer d'avantage de la personne du prisonnier, et quel soin on a pris d'acquiescer à toutes lea demandes faites de la part de M. Schers à ce sujet, et que toutes ces circonstances par Conséquent prouvent jusqu'à l'évidence, combien peu le soupçon • d'une participation

1) Tradnîfe'de ^allemand.

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