CHARGÉ D'AFF. DE FRANCE J EN
gnais du royaume pour obtenir l'élargissement du prisoimrer, portaient en substance;.^, que le colonel ^ de la Salle étant né sujet français^ les droits que ^S. M. Très -Chrétienne avait sur lui étaient plus; ,^ anciens que ceu^ que pouvait avoir acquis la cour ^de Hussie par quelques années de service de cet ,y officier; qu'en examimant la question sur le droit. ,y de réclamation qu'avaient les deux gouvernemenS) „il ne pouvait y avoir de ddule là -dessus, et que ^la qualité dte sujet né de la France donnait in*^- ^^contestablement acellé'-cf le droh de le juger." *-^ M^De#Issarts fit observer e^core^: ,,que c'était aux „deux co^rs de Russie et de France' à s'expliquer „ct à Ven tendre sûr leurs droits respectifs au sujet ,5 du comte <ie la Salle; maïs qu'aucun état neutre» „ou ami, bien moins encore la régence de la ville „de Dantzig, ne pouvait dans aucun cas s'arroger „le droit d'arrêter cet officier, sans faire injure à „ celui de la puissance au pouvoir de laquelle il ap- „ partenait ; et que la présentation faite par M. Ma- ,,thi4e la lettre de créance du comte, comme chargé „ d'affaire du roi, aurait dû fingager la régence de ,-, cette ville à le mettre sur le cham|) en liberté et „à lui restituer ses papiers; le contraire étant ar^ „rivé, S. M. Très- Chrétienne insistait sur une sa- „tisfaction dans toutes les formes, sauf à s'entendre „ après avec la cour de Russie sur leurs prétentions „ mutuelles."
Déjà dans la nuit du 24 au 25 Mai le comte avait tenté de s'échapper, au moyen d'une Qorde
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qu'il avait fait descendre dans la Vistule du haut de sa prison ; mais après avoir traversé un bras de cette rivière^ il fut aperçu par les gardes, qui s'emparèrent de lui et le reconduisirent en prison. Un second essai qu'il fit pour se sauver, n'eut pas plus de succès. Toutefois quelques jours après, feignant d'être malade pour distraire l'attention qu'on avait sur lui, il trouva moyen de tromper la vigilance de ses gardes en endossant les habits de son valet de chambre, qu'il laissa, à sa placé, et de gagner une issue du fort de Weichselmimde d'où, il s'enfuit dans la nuit du 30 au 31 Juillet, se rendant en Prusse et de là en droiture en France (^).
Le magistrat de la ville de Dantzig ayant instruit M. Schers de cet événement, celui-ci lui adressa la note ci-après.
N°- vn.
Lettre de M. Schers adressée au magistrat de la ville
de Dantzig (^).
Messieurs, c'est avec le plus vif étonnement que je viens d'apprendre par la lettre que MM. du magistrat m'ont adressée hier/ que le colonel de la Salle, reconnu espion, déserteur russe, et qui sm* la réquisition de
(1) Les feuilles publiques de ce temps mandaient de Dantzig qoe du 30 au 31 Juillet^ le comte de la Salle avait ëte' ëlargi du fort de Weichselmûiide et envoytJ secrètement en France j ajoutant que cet ëlargissement avait été concerté entre les ministres du roi et les quatre bourgucmaîtres de la ville sans consulter les autres magistrats.
(5) Traduite de l»aUçra«ïid.