XIL AFFAIRE DU COMTE DE LA SALLE
]N° VII
Réponse du ?nagistrat de la ville de Danlzig à la lettre ■■f ■ » 'y ' précédente ( ^ ).
Si M. Scliers, agent de S. M. l'Impératrice de Russie, en témoi;!;nant par sa note du 4~ Août son étonnement sur Tévasion du colonel de la Salle du fort de Weicliselmiinde nous fait connaître la manière dont il croit devoir envisaj^er cet événement, quant à la part que le ^g^ouvcrnement de cette ville y a eue, nous ne saurions)' de notre côté nous dispenser, de lui exprimer noire surprise sur une supposition si étrange et le jugement'malveillant qu'il porte sur notre conduite; d'autant plus qu'il est a sa connaissance, combien d'empressement les autorités de la ville ont mis à acquiescer aux réclamrations de S. M. Tlmpératrice de Russie et du soin qu'elles ont pris de se conformer en tout à ce que M. Scliers a désiré que l'on fît, pour s'assurer de la per^ soniie du comte de la Salle, et que ce n'a été qu'en suite des ordres reçus de la part de S. M. le roi de Pologne, que la^ régence s'est vue, obligée d'assigner au comte de la Salle une prison plus supportable. M. Scliers ne peut pointavoir oublié que c'est à l'activité et à l'empressement du magistrat de cette ville, que l'on est redevable d'être parvenu à se resaisir la première fois du prisonnier. Non moins peut-il ignorer quelles ont été les mesures, qui ont été prises de son su, après celte première tentative, pour s'assurer .d'avantage de la personne du prisonnier, et .quel soin on a pris d'acquiescer à toutes les demandes faites de la part de M. Scliers à ce sujet, et que toutes lies circonstances par conséquent prouvent jusqu'à Tévidence, combien peu le soupçon d'une participation , . ( . , ^
1) Traduite de l'allemand.
CHARGÉ D'AÏ E. DE FRANCEj EN 1748- 419
quelconque est fondé. M. Schers d'ailleurs sait que nous nous sommes fait en tout temps un devoir d'obtempérer aux demandes que S. M. nous a adressées; combien nous sommes éloignés de vouloir donner le moindre sujet de plainte, et que nous avons constamment à coeur de nous rendre dignes de la confiance que S. M. Impériale met en nous, et de la bienveillance précieuse dont elle nous honore. Ces raisons nous font espérer que M. Scliers, loin de vouloir faire naître à S. M. des soupçons si peu mérités, voudra bien emjjloyer ses bons offices pour prévenir les suites auxquelles cette affaire pourrait donner lieu.
Act. in sen, le 23 Août 1748.
G. G. Wechmann, Sen,
Dès que le roi fut instruit de l'arrivée de M. de la Salle il le lit arrêter et mettre à la Bastilleordonnant à la fois à son chargé d'affaire à la cour de Russie, d'instruire le ministère, que le comte de la Salle sujet français , étant entré au service de Russie , sans permission du roi et ayant violé ainsi son serment, et s'étant enfin sauvé de sa prison, S. M. l'avait fait arrêter , afin de le faire punir selon toute la rigueur des lois, et à la pleine satisfaction de S. M. Imp. ; qu'en outre le roi voulant entretenir une amitié sincère avec S. M., lui en donnerait une marque éclatante en lui envoyant incessamment un ministre revêtu du caractère d'ambassadeur extraordinaire; ce qui eut lieu en 1749-
que Ton a consultés pour la rédaction des Causes CÉLÈBRES renfermées dans ce premier volume.
CAUSE PHEMIÈRE.
JtiSt un extrait de l'ouvrage intitulé:
Les intrigues secrètes du duc de Savoye , avec uue relation fidèle des mauvais traitemens qu'en a reçus M. de Pliëlippeaux, ambassadeur de France, contre le droit des gens. Venise, 1705 1 Vol. en 12.
On a consulté encore:
Mémoire contenant les intrigues secrètes du duc de Savoye, avec
les rigueurs qu'il a exercées envers M. de Pliëlippeaux, amb.
de France auprès de lui à Turin. Bâle 1705; 1 Vol. en 12. Histoire de France sous le règne de Louis XIV, par de Larrey,
T. VIII
Mémoires pour servir à l'histoire universelle de l'Europe, depuis
1600 — 1716, par d'Avrigny.
Mémoire pour servir à l'histoire du 18"^^ siècle ; par de Lamberty j