‹ Causes de mort et les grandes complications en dermatologieChapitre 11 sur 16 · PEMPHIGUS DES MUQUEUSES · texte numérisé non relu

PEMPHIGUS DES MUQUEUSES

| L'association aux lésions cutanées de lésions . - muqueuses est un facteur de gravité qui, presque à . coup sûr, doit faire porter un pronostic des plus PA sévères. |

En effet, la mortalité dans tous ces cas de pemphigus avec lésions buccales est trois fois aussi grande que dans le pemphigus simple.

Nous nous rapportons aux statistiques que le Docteur K. Speierer de Münich a dressées et il se dégage nettement les chiffres suivants

— 75 % de mortalité dans le pemphigus associé à des lésions buccales.

— 25% de mortalité dans le pemphigus vulgaire sans lésions buccales.

La fréquence des lésions de la muqueuse buccale est diversement appréciée par certains auteurs .

Speierer note que sur 24 entrants hommes, atteints de pemphigus, r2 étaient porteurs de lésions buccales et chez les femmes sur 29 entrantes, 14 . avaient des lésions buccales, tandis que Alibekow

observe que sur 36 cas, 13 ont débuté par des lé-

sions de la muqueuse buccale.

Il ressort donc assez clairement que l’association des lésions buccales est assez fréquente et la gravité de ces cas serait due à une virulence exaltée des microbes. (Se rapporter à l’article de Speierer :

= Ueber die Mortalität des Pemphigus chronicus. — . Munch. Med. Wochens., 1933).

DERMATITE DE DUHRING-BROCQ

Mortalité.

Durant la période allant de 1928 à 1938 sur un total de 830 morts dans tous les services de dermato — syphiligraphie de l'Hôpital Saint-Louis, on relève 19 morts à la suite d’une dermatite de Dühring- Brocq, ce qui nous donne un pourcentage de 2,3 % de la mortalité totale.

En six ans — sur un total de 58 entrants avec le diagnostic de maladie de Dübring-Brocq, on note 20 morts, c’est-à-dire une mortalité de 34,1 %.

Dans le service de M. Touraine pendant la pé- riode 1928-1938, sur 10 entrants 7 décès sont à signaler, c'est-à-dire une mortalité de 36,8 % .

Sur 34 malades atteints de dermatite de Dühring-Brocq, Alibekow relève 22 hommes et 12 femmes.

Dans cette affection le début par les extrémités semble le plus habituel (14 cas).

Il n'y a eu que 2 morts, dues d’ailleurs à la transformation de l'affection en pemphigus (Alibekow). F

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ERYTHRODERMIES

Erythrodermies en général Mortalité.

Durant la période 1928-1938, sur un total de 830 morts dans tous les services de dermato-syphiligraphie de l'Hôpital Saint-Louis, on note 23 malades morts à la suite d’une érythrodermie. Nous n’avons pu préciser les origines exactes de ces éry-. throdermies. Nous avons constaté un pourcentage de 2,77 % de la mortalité totale.

En six ans, sur un total de 151 entrants avec le diagnostic d’érythrodermie, il y a eu 11 morts, c'est-à-dire une mortalité de 7,2 %.

Dans le service de M. Touraine, de 1932 à 1938, sur 61 entrants, 8 décès sont à signaler, donc une mortalité de 13,1 %.

Erythrodermie vésiculo-ædémateuse Mortalité

Tous les auteurs ne sont pas d'accord sur la . fréquence de la mortalité dans cette variété d’érythroderrsie.

D'après Boutelier il faudrait compter environ x mort sur 6 malades.

Les chiffres de Garnier sont bien plus favorables puisqu'il n’y aurait qu’un mort sur 22 cas.

Complications.

Certaines sont à signaler et en premier lieu : — Septicémies ; — Broncho-Pneumonies ; — Gangrènes cutanées et viscérales (Woringer et Silber).

Il faut insister sur les troubles rénaux car on signale souvent de l’oligurie, sans albuminurie (500 à 600 grammes d'urine par jour).

Il peut y avoir urobilinurie et parfois même un certain degré d’acétonurie, comme dans les cas de Deseaux, Pomaret et Blamontier.

La rétention chlorurée est de règle et la rétention hydrique peut être telle, que le malade gagne un kilogramme par jour.

Erythrodermie primitive aiguë

Complications.

La grosse majorité des auteurs ont été frappés par la gravité des complications survenant au cours de l’évolution. Nous mentionnons |

— Endocardites (Rotelton et Gogelet).

— Péricardites (Hallopeau et Truffier).

— Albuminurie transitoire (Gaucher, Peret, Vidal et Oro).

— Arthralgies, hémorragies et otites purulentes.

Toutes ces complications de l’érythrodermie primitive aiguë, assombrissent le tableau et peuvent emporter le malades en un laps de temps très court.

Erythrodermie de l'or

Complications.

Dans cette forme de l’érythrodermie, les complications sont encore plus graves. Signalons surtout : |

— la pneumonie caséeuse,

— l'œdème aigu du poumon (Eichorn), !

— la néphrite aiguë (Stein et Bruhns),

— l'ictère grave toxique (Bezançon), |

— Je purpura (Howard Fox, J aeger, Brunotte).

Erythrodermies à streptocoque

Complications.

Leur apparition règle le pronostic. Fréquemment ce sont f:

— des septicémies,

— des néphrites,

— des broncho-pneumonies,

complications d’une extrême gravité, presque toujours mortelles. Un grand nombre des morts de septicémies dans les services de dermato-syphiligraphie de l'hôpital Saint-Louis, sont dues aux pemphigus et aux érythrodermies.

Dermatite exfoliative de Wilson-Brocq, subaiguë ou chronique

Evolution et complication.

Forme beaucoup plus sévère que les précédentes, plus durable mais non récidivante après guérison.

À la période d'état, la santé du malade décline rapidement.

L'amaigrissement contraste avec l’état d’intégrité des fonctions digestives et la conservation de l'appétit.

L'insomnie, la fièvre et la diarrhée aboutissent rapidement à la cachexie.

En même temps apparaissent des troubles rénaux et urinaires (albuminurie, hypoazoturie et oligurie), une tuméfaction des ganglions lymphatiques, des furoncles, des abcès, des paralysies et des congestions pulmonaires.

Dans les formes subaiguës, la maladie évolue rapidement, en 3 à 4 mois, soit vers la mort par le coma azotémique, soit vers la mort avec des phéno-

LEON de

mènes généraux de cachexie progressive (vomissements et diarrhée) soit dans les cas heureux vers È guérison.

Dans d’autres formes plus légères la durée atteint 8 à 10 mois.

Dans les formes chroniques la durée atteint plusieurs années.

ÉRYTHÈME POLYMORPHE

Mortalité.

Pendant la période 1928-1938, sur un total de 830 morts dans tous les services de dermato-syphiligraphie de l'Hôpital Saint-Louis, on note un seul cas de décès à la suite d’un érythème polymorphe chez un enfant de deux ans.

Dans le service de M. Touraine, dans la période 1932-1938, sur 26 érythèmes polymorphes, pas un seul décès.

Evolution.

C’est une affection bénigne, caractérisée par des localisations et un type éruptif spécial, en même temps qu’une évolution aiguë. En général sa durée moyenne est de 15 jours, mais des poussées successives peuvent la prolonger parfois jusqu’à 5 semaines. La proportion des récidives après guérison est de 17 % à 50 %.

Pronostic.

’érythème polymorphe est une maladie bénigne et on ne lui décrit pas de formes mortelles ou

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