‹ Causes de mort et les grandes complications en dermatologieChapitre 12 sur 16 · ANNE DS · texte numérisé non relu

ANNE DS

malignes, mais les circonstances de son éclosion ou les tares antérieures peuvent par exception lui conférer une certaine gravité (Ramel).

Complications.

Autrefois on citait un grand nombre de com-

plications très graves. Aucun document probant ne peut confirmer si les formes dites graves et pyrétiques de l’érythème polymorphe, accompagnées d’albumine pendant leur évolution, laissent des séquelles rénales persistantes. On signalait autrefois comme complications les endocardites, les pleurésies et même les phlébites ; mais il semble bien qu’on confondait les manifestations cutanées et viscérales des septicémies avec l’érythème polymorphe.

MM. J. Hallé, Girard et Odinet nous apportent l'observation d’un enfant de 12 ans, atteint d’un érythème polymorphe typique, compliqué d’endocardite, d’orchite double et d’une arthrite du genou. C'était une orchite double d’un type assez spécial, peu douloureuse, pas très inflammatoire, et qui a laissé les testicules très volumineux, à peu près indolores. À la suite de cette orchite, ils ont noté l’apparition de la puberté et d’une augmentation assez notable de la taille de cet enfant. Par ailleurs, c’est silencieusement qu'ils ont vu apparaître l’endocardite aortique, très rare dans l’érythème polymerphe (Teissier et Scheffer).

Une ponction faite dans le genou augmenté de

LÉ TrNTAA Al 74

+ vo Ru à la période aiguë de ï aie. a fit cons- ie à tater la présence d'entérocoques. At NU RaRee de

. D'après ces auteurs, c'est probablement l'enté- AAA a se rocoque Fi est da cause ide l'endocardite. à

# x g À * ES

MYCOSIS FONGOIDE

Mortalité.

Suivant notre statistique portant sur la période 1928-1938, sur un total de 830 morts, dans tous les services de dermato-syphiligraphie de l'Hôpital St- Louis, on note 11 morts à la suite du mycosis fongoïde, ce qui donne un pourcentage de 2,05 % de la mortalité totale.

En six ans, sur un total de 35 entrants avec le diagnostic de mycosis fongoïde, on note 11 morts, soit une mortalité de 31,4 %.

Dans le service de M. Touraine dans la période 1932-1938, sur d entrants, 2 décès sont à signaler, c’est-à-dire une mortalité de 4o %.

Evolution.

Le mycosis fongoïde est une affection cutanée, susceptible de se généraliser aux viscères, chronique, avec des poussées irrégulières, presque toujours mortelle, sur la nature de laquelle on n’a aucune donnée étiologique certaine. / =

C’est une maladie de l’âge adulte, bien qu’elie puisse débuter par des lésions mal reconnaissables dans la jeunesse. L'âge de prédilection est la quarantaine.

Entre 30 et Do ans, les statistiques ne montrent que 17 % des cas et 73 % au-dessus de 50 ans (Nanta).

Dans le cas de Port, l'affection a débuté à 6 ans, dans celui de Hodara un jeune patient de r2 uns avait un mycosis fongoide depuis 4 ans et dans celui de Giovanni, le malade avait 13 ans.

Le sexe masculin est le plus souvent frappé ; il fournit les deux tiers des cas.

Nous avons observé, dans le service de M. Touraine, que sur d entrants avec le diagnostic de mycosis fongoïde, 4 étaient des femmes.

L'évolution dure de 4 à 5 ans, mais depuis l’arsénothérapie et la radiothérapie, là durée se compte par dizaines d'années.

Parmi les cas les plus prolongés, citons ceux de Taylor : 35 ans’; Dubreuil : 30 ans ; Eicher et Rottman : 4o ans ; Nanta : 50 ans.

L'évolution du mycosis fongoïde se fait vers la cachexie avec œdèmes, vers l'insuffisance cardiaque, la néphrite, la diarrhée incoercible et les accidenis aigus de pneumonie hypostatique. À ce stade surviennent une sédation des phénomènes fongoïdes et l’affaissement des tumeurs.

Le mycosis fongoïde est donc une maladie à mortalité élevée, dont le pronostic cependant a été amélioré dans les dernières années, grâce à la thérapeutique arsenicale et radiothérapique.

Page 1