INTRODUCTION
Le problème de la mortalité dans les affections dermatologiques a été l’objet de peu d’études d'ensemble et les notions acquises sur la gravité de ces affections ne sont pas très précises.
Les auteurs qui s’y sont employé ont rencontré maintes difficultés — surtout techniques — parmi lesquelles le manque de statistiques complètes, n’est pas la moindre.
Pour faire la part unique de la dermatologie, il à fallu éliminer les cas de mort par maladies intercurrentes de nature autre que dermatologiques.
D'autre part, nombre de malades sont sortis pour mourir ailleurs ou ont été évacués dans des services différents, soit pour des urgences chirurgicales, soit pour des affections aiguës non dermatologiques.
Sans avoir la prétention de résoudre la totalité du problème, nous nous sommes efforcés d’y apporter quelques éclaircissements, en établissant une statistique sur la mortalité dans les affections dermatologiques. Ce travail est fait dans les services de dermato-syphiligraphie de l'Hôpital Saint-Louis, pendant la période 1928-1938 et plus spécialement dans le service du Docteur Touraine (1932-1938).
Notre travail a été difficile à cause des mêmes obstacles que nous citons plus haut, mais nous sommes arrivés à établir — pour un certain nombre de
maladies de peau — des statistiques nous permettant de voir avec quelle fréquence on meurt en dermatologie.
Nous avons envisagé les maladies de peau — une à une — en comparant successivement les chiffres de l'Hôpital Saint-Louis et ceux trouvés dans le service du Docteur Touraine, en insistant en même temps sur les grandes complications redoutables en dermatologie,