Rome
Grands troubles, guerre contre les Eques, les Sabins et les Volsques. Les ennemis, qui étaient venus dévaster les environs de Rome , s’étant retirés, la peste cessa peu-à -peu. Demande de la loi agraire.
Il faut toujours ajouter aux autres causes l’existence des marais (3).
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45 1 Rome .
Les esclaves particulièrement atteints , continuation des troubles, inquiétude et agitation des esprits par rapport à des bruits de conspiration. Assemblées fréquentes et tumultueuses pendant lesquelles le peuple néglige
(1) Rollin , îoco cit. Voyez particulièrement de la page 55o à la page 6o3.
(2) Loco cit. , sur la fin? et t. 11 , p. 25 et suivantes.
(3) Loco cit, , p« el suivantes.
l'iô Notices historiques .
de pourvoir à sa subsistance. Siège du Capitole, dont Herdonius, soutenu de beaucoup d’esclaves , s’était emparé. Encombrement produit par les habitants de Tuscule , venus au secours des Romains. Nouvelle guerre avec les Eques , les Volsques , les Antiates et les Sabins. Levée de tous les hommes en état de porter les armes. Nouvelle demande de la loi agraire (1).
434 suivant Papou , 433 et 432 suivant Rollin.
Rome .
En 437 , famine extrême , suite des intempéries et de Fabandon de la culture des terres. Les habitants des campagnes attirés à la ville par l’agrément qu’ils trouvaient dans les assemblées et ailleurs , négligeaient beaucoup tous leurs travaux. Les plus misérables plébéiens aimaient mieux vivre à Rome dans l’indigence, et y attendre le partage incertain des terres publiques , que d’en posséder actuellement dans une riche colonie (2). Guerre contre les Falisques en 434 ? levées considérables contre les Yéiens (3).
(1) Hist. rom. de Piollin ? de la page 4* à la page qq.
(2) Loco cit. , t. i? p. 6î3.
(3) Logo cit, , de la page 254 :î L Page
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43 1 — 428- Athènes .
Si , dans la description de cette peste , Thucydide a parlé de la contagion, il semble qu’on ne doit rien en conclure en faveur de la cause ou du principe qu’on exprime aujourd’hui par ce mol , puisque l’on ne sait pas bien ce qu’il signifiait pour les anciens. Cet auteur observe en effet que les médecins ne connaissaient ni la cause , ni les remèdes de cette maladie; il dit qu’on l’attribua à l’empoisonnement des puits par l’ennemi ; il termine cet article en déclarant qu’il laisse à d’autres, plus instruits , le soin d’en rechercher les véritables causes (1).
L’interruption du commerce , qui eut lieu dès le commencement de la guerre, cette interruption seule rend du moins très- difficile , pour ne pas dire impossible , d’expliquer comment cette peste , survenue la seconde année , et dont les ennemis étaient exempts, aurait pu être le résultat de la contagion, ainsi qu’on l’a prétendu. D’ailleurs, Hippocrate lui-même, que l’on croit avoir parlé aussi de cette maladie , ne l’attribue qu’à des causes évidentes; et, suivant Thucydide, la guerre du Pélopon-
(1) Trad. de Thucyd. par Valla, p. 4^ ; par d’Abl, ? t. 1 ? p. 1 8q. Voyez aussi les remarques de ce traduçteur.
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nèse a causé , sur- tout pour les Athéniens , les plus grands maux qu’on eut jamais vus en si peu de temps ; elle fut accompagnée de famine et de sécheresse ( et par conséquent de chaleurs extraordinaires ). Suivant le même auteur, dans la seconde année de la guerre, au milieu de la moisson, Archidamus, roi de Sparte, entra, pour la seconde fois, à la tête de 60,000 hommes, dans lepetitpays de l’Attique. Il avait dévasté cette contrée dès la première armée, il la ravagea de même entièrement lors de cette nouvelle invasion. Le dégât s’étendit jusqu’aux portes d’Athènes ; de sorte que du haut de leurs remparts les faibles Athéniens eurent la douleur de voir anéantir toutes leurs espérances. Les Péloponnésiens , pour ne leur en laisser aucune, ne quittèrent ce pays que pour porter également le fer et le feu dans les contrées voisines , qui, sans ce désastre, auraient pu être de quelques secours au peuple d’Athènes. Ils ne se retirèrent que quand ils ne trouvèrent plus de quoi subsister pour eux-mêmes.
La fureur et l’avidité de l’ennemi ne furent pas les seules calamités dont les Athéniens eurent à souffrir ÿ nous avons déjà vu Hippocrate parler de causes évidentes, qu’il a reconnues dans les intempéries ; Diodore de Si*
çile fait mention de chaleurs extrêmes qui ne furent pas tempérées, comme à l’ordinaire, par les vents du nord , de mauvaises exhalaisons qui s’élevèrent à la suite de pluies abondantes , et de l’usage de grains gâtés pendant ces pluies.
Paul d’Égine met également les intempéries au nombre des causes de cette épidémie.
« Pour ce qui est de la peste d’Athènes, dit Plutarque , le principal reproche en est dû à Périclès, qui enferma dans la ville tout le peuple de la campagne , ce qui , par la différence des lieux et de la manière de vivre , produisit une horrible épidémie. » MmeDacier, qui a traduit Plutarque, dit une horrible contagion.
Que l’on se représente les Athéniens , accoutumés de tout temps, et plus qu’aucune autre nation de la Grèce , à demeurer à la campagne en toute liberté , contraints alors d’abandonner leurs travaux , leurs moissons , leurs bestiaux , et de se renfermer dans Athènes , comme dans une prison , pour y être uniquement spectateurs du ravage de leurs champs, et de l’incendie de leurs maisons (1). Qu’on les considère, entassés chez leurs parents
(1) Trad. de Thac,, par d’Abl. , t. 1 , p. 1 53 et suiv»
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ou chez leurs amis , dans des espèces de grottes ou petites cabanes ( in cave rnis ) , où l’on ne pouvait respirer pendant l’ardeur de l’été , et rétrécies encore par les bagages ; en un mot, qu’on se les figure éloignés de leurs pénates , sans pain , en proie aux intempéries , aux besoins les plus pressants , et à la plus vive inquiétude pour l’avenir , on concevra sans doute aisément que bientôt leur santé dut éprouver quelques dérangements , et que le mal dut s’accroître rapidement. Des causes aussi nombreuses et aussi actives ne pouvaient être sans effet.
La maladie commença au Pirée , parce que les principales ressources de ceux qui l’habitaient, se trouvaient dans le commerce , qui , dès les premiers temps de la guerre , fut interrompu. En cela , comme pour le reste , tout a suivi une marche relative aux faits évidents.
Cette maladie a paru régner seule ; mais elle était elle-même la réunion de toutes celles qui pouvaient se développer dans ces funestes conjonctures. Les causes étaient si variées et si énergiques , elles agissaient avec tant de simultanéité , que souvent elles devaient atteindre en même temps plusieurs organes essentiels, et même tous les points de l’organisme , et les affecter à un degré extrême. De
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là tous lés symptômes dont parle Thucydide , tels que le trouble du cerveau et des yeux , la sécheresse des voies aériennes et alimentaires , une soif inextinguible, la puanteur de l’ha~ îeine, la toux, les nausées, les vomissements, le hoquet , l’anxiété , la dysenterie ou seulement .la diarrhée, des pustules, la gangrène des parties les plus éloignées du cœur (comme on l’a vue dans ces derniers temps à Dresde et en beaucoup d’autres lieux ), etc. ; tous ces symptômes n’appartiennenl-ils pas à plusieurs maladies différentes ? Tel individu qui n’aurait éprouvé qu’une toux légère , s’il n’eût été exposé qu’aux intempéries , avait en même temps la diarrhée , parce qu’il avait été réduit à n’user que de mauvais aliments ) il éprouvait aussi les symptômes ordinaires dans les fièvres adynamiques , même ceux que l’on regarde comme des signes caractéristiques de cette maladie , parce qu’il était exposé à f encombrement et à d’autres causes débilitantes. En effet , si chez quelques-uns il ne se manifestait d’abord qu’une seule affection , bientôt d’autres s’y joignaient, et toutes ces affections réunies constituaient la maladie principale. C’est ce qu’indique l’historien , lorsqu’il dit que les autres maladies dégénéraient en celle-ci.
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Quant aux maladies qui régnaient ailleurs, elles avaient eu leurs sources dans les mêmes causes- les fléaux de la. guerre se faisaient sentir par-tout.
Une des plus fortes preuves que la contagion n’était ici pour rien , c’est que l’épidémie ne s’est point répandue dans le Péloponnèse , malgré les incursions dans cette péninsule, de l’armée navale des Athéniens , qui en étaient atteints,- ni dans l’armée d’Archidamus, quoique cette armée ait long-temps séjourné dans l’Âttique. La raison de ce respect de la peste pour les uns, et de ses ravages chez les antres , se tire de leur état respectif.
428, Italie .
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Grande sécheresse , disette au moins de plusieurs espèces de fruits. En 4 3a., les Fidénates et les Yéiens étaient venus jusqu’aux portes de Rome, et en avaient ravagé tous les environs. En 43 1 ? nouvelles alarmes dans cette ville , crainte d’être attaqué par les douze peuples de l’Etrurie. Famine en 43o, En 428, grands préparatifs de guerre chez les Eques et les Volsques , qui occasionent aussi de grandes alarmes ; bataille Sanglante, avec les peuples qui viennent d’être nommés. Peste presque continuelle à Rome et aux
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environs par suite des guerres également non interrompues, des exhalaisons des marais et de l'abandon de la culture des terres (i).
4i 2. Rome et presque tout le reste de V Italie.
En 4i5 ? bataille sanglante avec les Eques et ceux de Lavique , perdue par les Romains. Nouvelles levées dans cette même année.
Grands troubles à Rome en [\\l\ et en f\iZ , à l’occasion du partage des terres , dont on parlait beaucoup, tandis qu’on ne les cultivait pas (2). « Jusque-là, dit Rollin , les soldats avaient servi l’état à leurs propres frais
et dépens. Il fallait que chacun tirât de son petit héritage de quoi subsister , tant en campagne que pendant le quartier d'hiver ,* et souvent , quand la campagne durait longtemps, les terres, sur-tout celles des Plébéiens, demeuraient en friche (3). »
On sait que pendant les troubles , qui
n’étaient interrompus que par les guerres ,
(1) Hist. rom. de Rollin, t. 11 , de la page 2^3 à la page 286. Rollin ne parle de maladie épidémique que dans les années 433, 43^; 41 2 3à* R attribue cette maladie à une grande sécheresse , dont les animaux souffrirent aussi beaucoup.
(2) Rollin, îoco cit. , de la page 3?<5 à la page 334-
(3) Loco cit., p. 35o et 35i.
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le peuple passait une partie de son temps dans le Forum , au lieu de cultiver les champs (i).
4o4. Armée carthaginoise en Sicile.
Suivant quelques auteurs, cette armée était composée déplus dej$oo,ooo hommes de pied, et de 3ooo chevaux , outre une flotte de 200 vaisseaux. Des troupes aussi nombreuses, rassemblées autour de Syracuse pour en faire le siège, devaient avoir beaucoup de peine à subsister , même en ménageant bien toutes leurs ressources ; et une des premières opérations d’Imilcon , général des Carthaginois , fut d’ordonner le dégât des terres voisines, et de ruiner tout le pays. Le dégât dura 3o jours. Les soldats effrénés éprouvèrent bientôt des alternatives de privations et d’excès , qui donnèrent lieu â des maladies favorisées d’ailleurs par les chaleurs de l’été, qui, cette même année, furent excessives. La maladie consistait prin-^ cipalement dans un cours de ventre dysentérique.
(1) Rollin , Hist. rom. , t. 1 , p. 6i3. Il faut ajouter aux causes inséparables de ces troubles , et particulièrement de la négligence de l’agriculture , celles qui devaient résulter de l’existence des marais et de l’encombrement , provenant lui-même d’un accroissement continuel dans la population.
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Âpres la perte presque totale des troupes dont nous venons de parler ; après avoir été assiégée par divers peuples de l’Afrique , au nombre de 200,000 hommes ; après avoir perdu une grande bataille en Sicile , et fait de nouvelles levées , la ville de Carthage , accablée de tant de désastres , fut elle-même en proie à la peste (1).
l\0\. Rome et ses environs.
Grands troubles dans Rome, en 4*0- Peste, suivant Rollin, en 409* Famine en/joS. Guerre presque continuelle avec les Eques , les Volsques et les Véiens, depuis l’année 407. Alarmes dans Rome en 4o5 ; deux batailles livrées dans ses environs ; ravages qui y sont commis. En 402 , commencement du siège de Véies; en /±o\ , on le continue, et il faut en même temps soutenir de. nouvelles guerres à outrance , dont le théâtre est toujours le territoire voisin de Rome (2).