CONSANGUINS
Saemiscli (.ï)
(1) Joitriitil of Ihe statistkal Society. dSTi).
(2) liictionn tire encyolo^>.des svieyicus mciHcales de Dechambre, I . XIX, arl. Corisonrjxiinilé.
(:() FuiifLnsti cii Onlitnlmohiiischer Wirksnmkcit.'W'ieshadQn 1 882, p.2 1 9. (4) lluiid'iii'hiler Aiigi-tiheilkuii'le, vonGraefe uwi Suemiacli, V, p. 654. (o) Derigs, Ubcr Retinilis pigmeiitvsa, Bonn, 1882, p. 21.
Ficuzal rapporte un cas observé par lui, à Paris, de deux époux (cousin et cousine) ayant eu quatorze enfants dont huit moururent en bas âge, sans que leurs yeux eussent été examinés. Les six derniers étaient aveugles ou faibles de Yue; chez quelques-uns, constata l'existence de
la rétinite pigmentaire.
La statistique française, depuis bien des années, relève le nombre des mariages consanguins.
Parmi ceux-ci, je ne considérerai que les mariages entre neveu et tante, oncle et nièce, cousins germains.
Parmi tous les mariages relevés en France de 1833 à 1859,1a proportion des mariages consanguins fut de 0,9 Vo! de 1861 à 1874, 1,2 (1); si donc la consanguinité des parents n'avait rien à voir dans la rétinite pigmentaire, on ne pourrait la constater que chez à peu près 1 % des cas de rétinite pigmentaire. Mais la statistique citée ci-dessus a démontré que la consanguinité des parents se rencontre dans 25 à 38 7o des cas de rétinite pigmentaire: ceUe-ci est donc environ trente fois plus fréquente chez les enfants issus de mariages consanguins que chez les î\ litre S»
Voici les principaux États d'Europe, dans lesquels les lois se préoccupent des mariages consanguins :
1° La Russie les interdit jusqu'au septième degré (2);
2" L'Autriche, jusqu'au troisième (oncle et nièce, neveu et lante) et jusqu'au quatrième aussi (enfants de frère et de sœur) (3).
(1) Boudin, Ann. d'hygiène pub., 2" série, l^XVIll.
(2) Riller, Osterreich. Elirvecht. Leipzig, 1870.
(3) § 05 des biirgerl. GesetzbiwheR.