‹ Causes et prévention de la cécité [electronic resource]Chapitre 23 sur 77 · IVO · texte numérisé non relu

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signe l'accroissement de la myopie depuis les classes les plus basses jusqu'aux plus élevées Elle a été établie sur

viiigt-qualre lycées cl écoles industrielles dont les élèves ont été examinés.

3" Le degré moyen de myopie croît de classe en classe, •comme il ressort du tableau précédent.

Comme conclusion, je dirai : 1° qu'au cours des études, un grand nombre d'enfants emmétropes et hypermétropes deviennent myopes; 2° que chez les myopes, le degré de la myopie va toujours en augmentant. Ce fait a été prouvé à l'évidence par des examens qui ont porté sur les mêmes ■élèves, à ditrérentes époques. Ainsi Cuhn (l), en répétant l'examen d'une série d'élèves après un intervalle d'une année et demie, a constaté que la myopie avait augmenté chez plus de la moitié des élèves myopes ; la myopie des •élèves en général s'était élevée d'une moyenne de 1/20, à une moyenne de 1/14 (de 1,75 h 2,50 D).

Cela fait donc un accroissement de réfraction de 1 /50 (0,75 D) pour une année et demie, ou de 1/75 (0,5 D) pour une année. Parmi les étudiants en médecine, Cohn n'en trouva pas moins de 37 "/o dont la myopie s'éleva à ] /9 (4 D). Si dans la masse, elle monte par an de 1 /75, on arrive à de très hauts degrés de myopie, et l'on voit dès lors l'avenir qui est réservé aux jeunes gens ainsi atteints.

Il faut donc regarder les études comme la cause la plus efficace de la myopie. Le travail qu'elles exigent ne peut se soutenir que grcàce à des efforts qui entraînent souvent l'allongement du globe. Ce n'est pas ici le lieu d'entrer dans la discussion du développement de la myopie; il suffit <le constater que c'est l'accommodation et la convergence

(I) Coliii, lli/fjicne des Auqcs, p. Oj-07.

soutenues, qui jouent le rôle prédominant dans la genèse de la myopie.

Les intéressants examens pratiqués en commun par Berlin et Rembold moniveni cfue presque tous les écoliers se tiennent beaucoup plus près qu'il ne le faut de leur travail. Ainsi dans une école de jeunes filles âgées de six ans, la distance entre les yeux et la pointe de la plume était pour la plupart, en moyenne de H centimètres (1).

§ 10. On se demandera peut-être pourquoi les individus qui ont à faire avec leurs yeux des eflbrts soutenus,, ne deviennent pas tous myopes.

Cela ne peut tenir qu'à des circonstances particulières qui ne se rencontrent que chez certains individus, et sur lesquelles on est encore peu fixé; mais ce qui ne saurait plus faire de doute aujourd'hui, c'est que les principaux facteurs de la myopie, sont : 1° diminution de l'acuité visuelle qui force l'individu de rapprocher outre mesure son travail. Elle peut résulter de vices congénitaux des yeux, tels que l'albinisme, l'astigmatisme, l'amblyopie ou de vices acquis, par exemple les taches de la cornée, etc. ; 2" les troubles d'équilibre qui existent souvent entre les muscles des yeux; 3" l'hérédité, qui se fait sentir en ce sens, que des enfants nés de parents myopes ne viennent pas au monde myopes, mais apportent une disposition particulière, qui dans certaines circonstances développe en eux la myopie. Il semblerait que la myopie est moins répandue parmi les femmes que parmi les hommes, mais cela paraît tenir ù ce que les femmes myopes s'abstiennent pour la plupart de porter des lunettes et surtout aussi à ce que leur éduca-

lioQ, dès l'enfance, exige de leurs yeux d'assez faibles efforts. Cependant les nouveaux examens sur la myopie n'ont établi à cet égard, en somme, aucune réelle différence entre les deux sexes.

AUTEURS

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