‹ Causes et prévention de la cécité [electronic resource]Chapitre 28 sur 77 · SO CAUSES ET PRÉVENTION DE LA CÉCITÉ · texte numérisé non relu

SO CAUSES ET PRÉVENTION DE LA CÉCITÉ

est plusl'atiganle et prédispose davanlagc (d'après Baumler) à la crampe des écrivains.

Quelle que soil du reste la méthode préférée, le maître devra, par des rouionlrauces réitérées, s'opposer à la mauvaise tenue des écoliers et ne pas supporter que ceux-ci, à moins qu'ils ne soient doués d'une trop mauvaise vue, s'approchent à plus de 25 centimètres de leur cahier, qui devra être toujours bien éclairé.

En ce qui concerne les caractères gothiques ou latins, Soenneckeii (1), qui s'est occupé surtout des caractères imprimés, donne la préférence aux derniers, à cause de leur plus grande lisibilité (2). Berlin n'a pu constater aucune différence dans l'écart des élèves de leurs livres quand ils écrivaient en caractères latins ou en caractères gothiques (allemands). Or, la preuve certaine n'existant pas, Javal a donc à tort accusé la première de contribuer au développement de la myopie en' Allemagne.

Colin se montre très partisan de l'introduction obligatoire de la sténographie dans les hautes classes des écoles moyennes, dans le but de diminuer le temps que les élèves passent sur leurs tables à écrire. Je dois, d'après ma propre expérience, m'associer à cette proposition ; il serait encore mieux de limiter en général le temps consacré à l'écriture. Ceci s'applique aux écoles moyennes et aux facultés où les cahiers de cours sont en usage.

§ 18. 2° Lecture. — Javal (3) a le mérite d'avoir le premier cherché à établir sur une base scientifique la lisibilité et la

[Vj Écriture uUcinan le et nécessilâ de sa réforme, Bonn, 1881 ,

(2) Zehenders MowUsblult-r, p. 187. 1883.

(3) Annaks d'oculislique, t. LXXXI, p. 69. et 70.

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vîsibi/ité dos caractères d'imprimerie; celle-ci ii'implifjuanl pas la possibilité de les reconnaître ou de les désigner, ce qui est le propre de la lisibilité. Je voudrais employer ces termes dans le sens suivant : Un caractère est visible, lorsque l'œil peut sous un certain angle en dissocier toules les parties qui le composent, de façon à pouvoir le reproduire même sans le connaître ; il est lisible lorsque nous pouvons le désigner sans môme en embrasser nettement les contours, ainsi qu'il arrive tous les jours, pour des mots que nous lisons sans les avoir pour ainsi dire vus. Pour la lisibilité, il suffit donc de voir certaines parties de la lettre. Mais quelles sont ces parties ? Les pleins, les déliés étant faciles à deviner, Javal fait remarquer avec juste raison que c'est précisément à cela que tient la lisibilité plus facile d'un même mot, selon qu'il est tracé en lettres latines (maigres comme on dit en imprimerie) ou en lettres normandes (grasses), ayant cependant la même hauteur, comme les deux spcLiimens ci-joints :

VmiBUS UNITIS.

TIRIBUSUi^ITlii.

Les lettres grasses sont visibles à une distance beaucouj» plus grande, quelle que soit la finesse de leurs traits déliés, ce qui les fait rechercher pour les affiches, enseignes, etc. Les tirets à la fin des caractères n'ont pas seulement pour but de les embellir, en empêchant de les faille paraître arrondis par suite de l'irradiation; lorsqu'ils terminent un trait délié, ils permettent de distinguer, à une distance oi!i les déliés ne seraient pas encore vus, des lettres voisines telles que e et f.

H2 ' CAUSIÎS ET PREVIîNTIOiN bH LA CÉCITÉ.

La forme des caractères exerce aussi une iulluence sur la lisibilité. Elle devrait toujours être assez caractéristique pour que toute confusion fût impossible. Ce n'est malbeureusement pas le cas pour certaines lettres, par exemple : c et e, n et u peuvent facilement être confondues, .lavai et Cohn se sont efforcés de remédiera cet inconvénient, dansla mesure du possible. De plus, la lisibilité est en rapport direct avecla distance entre les lettres (approche) et celle entre les lignes (interlignage). Il faut que l'impression soit nette et régulièrement noire, le papier doit avoir une épaisseur suffisante pour que les caractères n'apparaissent pas au travers et être d'une pure couleur blanche; celle-ci me paraît meilleure que la couleur grise oujaune proposée par certains oculistes.

§ 19. 3" Dessin et travail manuel. — Ils exposent comme récriture et la lecture aux dangers inhérents au travail de trop près et exigent les conditions suivantes :

1° Cohn et Weher interdisent tout travail manuel qui demande un rapprochement de plus de 35 centimètres. Les travaux domestiques ordinaires, que les jeunes filles doivent apprendre, peuvent se faire à cette distance. Quant aux travaux bannis de l'école comme trop fins, ceux-là son! pour la plupart des articles de luxe qu'on peut laisser de côté sans aucun préjudice.

2» Berlin s'oppose à ce que l'enseignement de ces matières soit commencé trop tôt. Les enfants de six à huit ans placés dans les écoles enfantines ont selon lui des modèles trop petits et difficiles à voir.

, 3" Pour le dessin aussi bien que pour tous les travaux manuels, les salles doivent être bien éclairées, surtout le soir. La lumière électrique telle qu'elle est en usage à

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l'école de dessin de Liège est ceflaineiiieiit la meilleure.

i:^ 20. Quand l'éclairage de l'école pendant les classes est le meilleur possible, on ne ménage pas seulement les yeux des enfants, inais ou atteint encore un but plus éloigné. Les enfants habitués à un bon éclairage à l'école chercheront aussi à se procurer le meilleur éclairage possible à la maison. Quand ils verront l'importance qu'on attache au bon éclairage de l'école et quand ils auront senti l'agrément de cet éclairage pendant une partie de la journée, ils rechercheront à la maison la place la plus éclairée de la pièce pour y travailler. De celte manière on pourra peutêtre arriver à prévenir cette incroyable indolence, grâce à laquelle tant de gens travaillent souvent dans la demiobscurité, quand ils ont tout près d'eux un bon éclairage.

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