‹ Causes et prévention de la cécité [electronic resource]Chapitre 30 sur 77 · LRÇOIVS DONNÉES DE 10 A 19 ANS EN · texte numérisé non relu

LRÇOIVS DONNÉES DE 10 A 19 ANS EN

DE TBAVAIL.

DE GYJIliASTlOlJr.

•>*' CAUSIÎS KT l'IllîlVKNTION l)K I.A CICCITK.

Hicii ne dcinoulre inioux lu inéthode h contreseus de l'Allemagne dans l'enseignement. Ce n'est ni l'écriture, ni l'impression allemande, ni les longues lignes ou l'influence de la nationalité, qui y créent les myopes, mais, avant tout, la surcharge àe^ études, pour les élèves. Celle surcharge de travail a une double cause : surcharge de matières et mauvaise méthode d'enseignement. La Commission de Strasbourg propose d'exiger, par semaine, dix-huit heures d'étude assis, pour les classes inférieures, et d'augmenter peu à peu jusqu'à trente heures, pour les classes supérieures. Alexi, dans sa proposition à la Société allemande d'hygiène publique, demande que, dans la section des humanités, le nombre des heures assis s'élève à vingtquatre par semaine (tout au plus à vingt-six, pour les classes supérieures) ; dans la section scientifique elles s'élèveraient à vingt-huit. Je dirai que si on impose à l'élève quatre heures par jour d'étude assis, c'est déjà beaucoup, et qu'en tout cas c'est le maximum de ce qu'on doit exiger de lui.

La distrilnilion des heures d'étude est aussi une question importante.

Cette distribution devrait être telle, qu'elle permît à l'accommodation de se relâcher. Il faudrait s'en tenir au principe déjà établi pour les écoles primaires et ne faire durer chaque leçon que trois quarts d'heure. Pendant le quart d'heure d'intervalle entre deux leçons, les élèves devraient quitter la salle, qui serait aérée pendant ce temps. Il faudrait même que les études fussent variées entre elles, de manière que deux leçons d'écriture, par exemple, ne se suivissent pas.

En outre, les heures de travail à la maison s'accumulent

MALADIES CAUSÉKS l'AU I/KTlIllIi I':T I.'KDIICATION. iiT

• (lo pinson plus. Les élùvcs do liorliii. d'après Aloxi, onl Ironto-trois heures de travail à la maison par semaine, ceux de Dresde, à la section scientifique (1), jusqu'à trentosix. On voit que les élèves des classes supérieures travailloni depuis sept heures du matin jusqu'à dix heures du soir, presque incessamment. Il no leur reste donc pas un instani de repos.

La Commission de Strasbourg demande que les heures de travail à la maison varient, suivant le degré des classes, depuis trois heures jusqu'à douze et dix-huit par semaine, sans jamais dépasser cette dernière limite. La diminution du nombre d'heures de travail à la maison est d'autant plus nécessaire, que ce travail se fait le plus souvent, avec un mauvais éclairage, un siège défectueux, et dans des conditions, en un mot, défavorables. Mais il ne suffit pas de diminuer ce travail, il faut encore le régler d'une manière raisonnable. On a donc conclu à la nécessité de faire venir les parents, au commencement de l'année scolaire, pour leur demander à quelles heures ils voulaient voir leurs enfants travailler chez eux, afin de régler le travail à leur donner. Les dimanches et les jours de fête, on ne devrait pas donner de devoirs aux enfants, afin qu'ils pussent se reposer.

Les vacances devraient être utilisées, là où les conditions de l'élève le permettent, à des voyages à pied. En dehors de la grande utilité qu'un tel voyage peut avoir pour le corps et l'esprit, il exerce une influence bienfaisante spéciale sur les yeux. Arlt a fait sur lui-même celle observation, con-

(1) Niedner, Deutsche Vierteljahresschrift fùr 6ffentUc/ie Gesiindheitsrflegc, L X, p. 74.

î)8 CAUSES KT PllliVENTION DE LA CÉCITÉ.

lîrinée depuis pai- beaucoup d'autres, qu'au retour d'un • voyage, la myopie se trouve un peu diminuée. Le repos prolongé des yeux produit probablement un relâchement du muscle de l'accommodation et l'abaissement consécutif de la myopie (1).

L'éducation de la jeunesse a donc besoin d'une réforme sérieuse, car on ne doit j>as, comme on a fait jusqu'à présent, négliger le corps aux dépens de l'esprit.

L'éducation anglaise dans laquelle les « Athletics » jouent un si grand rôle devrait servir de modèle. Celt(! dénomination comprend la natation, le canotage, l'équilation, les courses, le tir à l'arc et toute une série de jeux auxquels on s'exerce à l'air libre, et qui sont basés sur l'agilité du corps.

Dans les écoles supérieures, il y a aussi, comme dans les écoles secondaires, une disproportion entre les connaissances à acquérir et le temps qu'on y consacre. Cependant les élèves des écoles supérieures sont moins liés par des règles sévères. Ils peuvent à volonté prolonger le tempsqu'ils emploient pour acquérir les connaissances nécessaires. Les autres inconvénients que nous avons déjà blâmés dans les écoles secondaires existent dans les écoles supérieures à un degré, si c'est possible, encore plus élevé : le mobilier, l'éclairage, l'impression des livres, laissent encore tout à désirer, à de rares- exceptions près. A cela vient s'ajouter encore la malheureuse habitude qui existe surtout en Allemagne, depuis très longtemps, d'écrire les cours et d'étudier dans des cahiers mal écrits.

(1) Cohn a trouvé (Hygiène chs yeux, p. 165) que le repos complet des yeux, pendant trois semaines, a le même effet qu'une cure d'airopine, amenani ramoindrissemenl du depré de la myopie.

MALADIES CAUSIiKS IWIl L'ÉTl'Dl': liT L'IiDl'CAÏlON.

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