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IV. — SURVEILLANCE MÉDICALE DES ÉCOLES

§ 24. Ce n'est que depuis peu de temps, qu'il y a des médecins pour surveiller les écoles, et c'est aux chirurgiens

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et aux oculistes que revient l'honneur d'avoir les premiers éveille l'attention sur lo danger que l'école présente pour cerlains enfants. A leur instigation, des sociétés médicales commencèrent à s'occuper de la question, ensuite certaines municipalités se décidèrent, dans les limites de leur pouvoir, à organiser une surveillance médicale dans les écoles. Finalement, les gouvernements s'en préoccupèrent et nommèrent des commissions.

En France, en 1880, le 17 juin, il parut un règlemenl ministériel sur l'édification et la disposition des écoles, en rapport avec les conditions hygiéniques modernes. En 1881 , une Commission, composée en partie de médecins, fui nommée à cet effet. Us examinèrent un certain nombre d'écoles, et le D' Goriel hit chargé de faire un rapport sur ce sujet, dans le cours de l'année suivante [Aniiales d' hygiène, 1882, t, VII, p. 367).

Presque à la même époque, une commission nommée par le gouverneur d'Alsace-Lorraine, et composée exclusivement de médecins, fit son rapport sur ce sujet. Le gouvernement de Hesse nomma aussi une commission de médecins et de pédagogues; il en fut de même pour le gouvernement de Wurtemberg, oii Berlhi et Rembold firent en 1882 un rapport sur ce sujet". Tous sont d'avis qu'il faut instituer des médecins scolaires, chargés d'examiner les écoles d'une manière systématique. Cohn formula ces désirs, en les précisant, au Congrès de Genève, lequel adopta les conclusions de Cohn. Déjà, depuis 1874, l'inspection médicale fonctionne à Bruxelles d'une manière régulière, trois fois par mois, dans toutes les écoles de la ville, y compris les jardins d'enfants. A cause du tra-

MALADlliS CAUSÉES PAK L'ILTUDIi liT L'Ebl.'CATION. 61

chôme (lui y rogne, les yeux sonl examinés avec une attention spéciale.

En Hollande, il existe depuis 1805 une loi qui donne aux médecins de l'Etat le droit de visiter les écoles et d'exiger des modifications; mais cette loi ne les y oblige pas, de sorte qu'en réalité un pareil contrôle ne paraît pas exister encore dans les écoles du pays. En Angleterre, en 1872, une Commission médicale fut créée dans le même but.

En France un service médical scolaire fut créé pour la première fois par le département de la Seine (1879). Toutefois le service créé ne comprend que Ires écoles communales et non point les écoles libres.

Les médecins nommés pour trois ans par le Préfet ont à visiter chaque classe, deux fois par mois. Us ont à porter leur attention d'abord sur les locaux, ensuite à examiner les élèves. Ils inscrivent leurs observations dans un livre qui se trouve pour cet objet dans chaque école, et doivent, vingt-quatre heures après leur visite, faire un rapport succinct, sous forme de questionnaire, qu'ils sont chargés de remplir et d'envoyer au maire. A Texemple du département de la Seine, certaines villes de province, telles que le Havre, Bordeaux, Lille et Lyon, ont établi un service sanitaire dans les écoles. En Allemagne, Francfort-su r-le- M ein a été la première ville oij, en 1883, le 1" avril, un médecin delà ville fut nommé pour inspecter les écoles. On s'en occupe actuellement à Genève. On le voit, la surveillance des médecins, dans les écoles, en est encore ix son commencement, et ce qui existe déjcà est dû à l'initiative de quelques municipalités éclairées.

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