CHAPITRE IX
Nouveaux résultais de la méthode expérimentale.
Dans une nouvelle série d'expériences, j'ai employé deux méthodes différentes, dans les vues d'obtenir des résultats comparables entre eux. D'une part, j'ai supprimé mécaniquement latrans-
piration au moyen d'enduits imperméables appliqués sur la peau ; j'ai enlevé cette membrane, soit en totalité, soit partiellement, et j'ai ensuite appliqué les mêmes enduits sur la surface qu'elle recouvrait. D'une autre part, j'ai introduit successivement dans les veines des animaux de la même espèce les divers éléments de la transpiration , et ceux qui sont en excès dans le sang lorsque cette fonction est suspendue. Au moyen de ces différents procédés , j'ai obtenu des résultats uniformes dans quatre ordres de phénomènes dont les premiers ont déjà été indiqués, à savoir : i ° les altérations du sang; 20 la diminution de la température animale; 3° les lésions locales; 4° enfin les altérations de l'urine.
Par le concours de ces deux méthodes, on peut connaître les effets des divers principes qui se trouvent en excès dans le sang, lorsque la transpiration ou d'autres sécrétions ne débarrassent point l'économie de ces principes. Si au moyen de ces deux méthodes on parvient à déterminer artificiellement les mêmes maladies, on connaîtra donc véritablement les causes matérielles qui les produisent; on sera donc conduit à la connaissance des agents propres à combattre directement ces causes, en introduisant ces modificateurs dans les veines. Les expériences lumineuses doivent précéder les expériences fructueuses, pour me servir des expressions de Bacon ; il faut une méthode sûre pour opérer les transfusions avec succès dans les veines, et les procédés grossiers qui ont été suivis jusqu'à ce jour ne