‹ Causes générales des maladies chroniquesChapitre 32 sur 59 · PREMIÈRE PÉRIODE DE LA PHTHIS1E · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PÉRIODE DE LA PHTHIS1E

lade succomba. La conduite du médecin fut blâmée par le vulgaire qui, pendant la durée d'un catarrhe ou dune toux chronique, regarde la saignée comme dangereuse, et on lui appliqua ce vers de Boileau :

« Le rhume, à son aspect, se change en pleurésie. »

Or, s'il est prouvé que cette affection revêt les formes les plus insidieuses et les plus variées; que sa terminaison est lente ou rapide; qu'apparue à l'époque de la puberté, elle guérit en apparence pour revenir à l'âge critique, souvent même a une période plus avancée de l'existence, il n'est pas moins démontré que le premier soin du médecin doit être d'explorer la poitrine, afin de connaître l'état des organes qu'elle contient, d'examiner les fonctions de la peau, des organes digestifs et sécréteurs, de constater si les époques menstruelles sont régulières, si le sang s'est maintenu dans les conditions normales, etc.

Combien ne serait-il pas à désirer qu'on soumit une fois par mois les enfants renfermés dans les maisons d'éducation, a la visite d'un médecin qui prescrirait les moyens hygiéniques les plus propres à prévenir le développement des déformations de la taille, des scrofules, de la phthisie et des autres affections chroniques qui dépendent d'un défaut d'exercice, de ventilation et d'insolation, et d'un régime débilitant! Les changements qui s'opèrent dans la constitution des jeunes filles, à l'époque de la puberté, commandent a leur tour une active sol-

30$ DE LA PUBERTE.

licitude. Ajoutons que la mesure que nous réclamons pour les maisons d'éducation , de concert avec le docteur Raciborski, serait également applicable aux enfants élevés dans les hospices, dans les ateliers de charité, et surtout aux créatures chétives qui s'étiolent dans les manufactures ou dans les pénitenciers.

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