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CHAPITRE Vil

De l'air et de la ventilation.

On a vu déjà par ce qui précède quels sont, selon les climats, les lieux et les habitations, les effets de l'altération de l'air. Ce fluide, principe de la vie, en entrelient le mouvement par sa double action sur les poumons et sur la peau. Il détermine dans les premiers le phénomène de l'hématose ou de la sanguificalion; il transforme le sang noir en sang rouge. Il maintient la transpiration en agis-

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sant sur l'organe cutané, et favorise l'élimination des éle'ments superflus que doit rejeter l'économie. Cette dernière fonction est le complément de la première. L'une ne peut s'opérer que par l'introduction incessante de l'air dans les poumons; l'autre ne s'exécute parfaitement que lorsque les ondes de ce fluide viennent enlever successivement, en frappant la peau, le liquide qu'elle exhale.

Le mouvement de l'air est donc une condition indispensable de l'entretien de ces deux fonctions importantes. Mais si les poumons possèdent un appareil de ventilation, si le mouvement d'inspiration et d'expiration suffit pour introduire l'air dans les dernières ramifications bronchiques, la ventilation de la peau ne peut s'opérer que par l'impulsion que l'air reçoit à l'extérieur. Il en résulte que quand l'homme ou l'animal est renfermé dans les habitations, il se trouve privé de cette cause d'impulsion ; la peau devient alors inactive, et la transpiration diminue si le mouvement musculaire n'est appelé a rétablir l'équilibre.

Par cet instinct de la vérité commun a tous, un certain nombre de médecins, soit anciens, soit modernes, ont entrevu et signalé la double et bienfaisante influence de l'exercice musculaire et de l'air en mouvement; mais ils ont été fort éloignés d'en comprendre toute la valeur; ils n'ont point posé de principes; ils n'en ont pas déduit de conséquences. Toutefois, sous le rapport de l'hygiène, une foule d'observateurs ont fait connaître dune manière empirique la nécessité d'exposer lhomme

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