‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 59 sur 171 · Cavour. Diario, 2b et 29 avril 1835, p · texte numérisé non relu

Cavour. Diario, 2b et 29 avril 1835, p

Ce n'est qu'une observation superficielle de jeune aristocrate, habitué à l'élégance des gens de son monde, mais elle se multipliera par des remarques analogues sur la difficulté de comprendre la vie, les mœurs britanniques. « L'Angleterre, écrit-il alors, est le pays du monde qui est le moins facile à voir en courant, car les ressorts de la société ne sont pas à la surface du sol ; ils sont profondément enracinés dans le sein de la nation, et pour les découvrir il faut de longues et pénibles recherches \ » Et son premier étonnement c'est de se trouver en sympathie sur beaucoup de points avec les tories ; peut-être se les représentait-il de loin comme des squires figés dans leurs préjugés, raidis dans leur admiration du passé, hostiles à tout progrès ; à la Chambre, dans ses visites, il les voit tout différents, et whig de loin, il se rapproche des tories à les fréquenter. Il a été séduit aux Communes par leur chef, sir Robert Peel. « Il a une bonne physionomie animée, franche et spirituelle, écrit-il après l'avoir entendu. Il parle avec une aisance remarquable, tantôt s'adressant directement aux ministres, tantôt leur tournant le dos comme pour interpeller directement ses amis. Il riait lui-même des plaisanteries qu'il faisait sur le ministère et il n'a pas mis de l'aigreur dans une seule de ses phrases. » Toute l'habileté de sir Robert est d'amener à lui les whigs timorés, « une foule de gens honnêtes, éclairés, et dont les intentions sont libérales mais qui craignent la violence des radicaux ». En bon chef de parti, Peel se garde de tout critiquer dans le programme de ses adversaires, il annonce qu'à son retour au pouvoir, il continuera les réformes que les whigs ne peuvent eux-mêmes mener à bonne fin, — et on sait que ce n'était point là vaine promesse, le cabinet tory

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