Broffeiio. Sloria del Picmonie, fas. 3, p. 7'J
vernement serrait de près l'étude des chemins de fer, craignant d'être devancé par les Autrichiens qui préparaient une ligne d'Ancône à Arona sur le lac Majeur et prévoyaient sa continuation vers Bâle par un tunnel sous le Saint-Gothard, à la grande admiration de Gavour « J'en reste stupéfait », notait-il dans ses tablettes \ Enfin de moindres réformes : subventions à l'industrie séricicole, création d'usines à gaz, encouragement aux refuges de mendicité et salles d'asile, nomination d'une commission de statistique, — complétaient cet ensemble intéressant.
Plus décisive encore était la réforme des Godes : elle a, dans la vie d'un peuple,, une importance capitale, car l'amélioration de ses lois l'élève dans ses aspirations, leur unification le solidarise étroitement ; en Allemagne, l'unité législative réalisée par les Codes de 1876, 1877, 1900, a exercé une influence profonde sur l'unité nationale. En Piémont, les lois civiles étaient nombreuses et d'esprits différents ; en Savoie et en Piémont, le Gode civil de France était demeuré pour partie en vigueur, la Sardaio;ne subissait encore le ré2:ime féodal du moyen âge. La législation pénale était médiocre et retardataire, la procédure compliquée, avec plusieurs Gours souveraines, — des sénats, — dont les jurisprudences étaient contradictoires. Une Commission avait été constituée en 1831, sous la présidence de Barbaroux, pour reprendre et compiler toute la législation du royaume". On commença par le droit civil, en adoptant pour canevas le Code Napoléon : le travail dura six ans, — « nous devons procéder avec prudence et circonspection », disait le monarque % — le nouveau Gode fut
i. Cavoiir. Diario, 2 février ISoS, p. 264.
2. F. Sclopis. Histoire de la Législalion italienne, Irad. Ch. Sclopis, t. III. p. 261 à 307.