‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 81 sur 171 · IV · texte numérisé non relu

IV

Son intelligence se dégradait-elle réellement .^ N'y avait-il point dans ses amères réflexions quelque exagération, marque de ce pessimisme qui était comme la mode intellectuelle de l'époque, et dont, la même année, un jeune homme de son âge donnait la morbide description dans les Confessions d'un Enfant du siècle ? A lire ses lettres, à constater ses préoccupations et ses études, on ne trouve ni ses « facultés morales » si « détériorées », ni son esprit si « avili » qu'il se plaisait à l'écrire.

Sur son développement intellectuel, l'influence de ses parents genevois s'exerçait, forte autant qu'heureuse : presque chaque année, il passait auprès d'eux quelques jours, le plus souvent quelques semaines, et dans ce miUeu sain, vivant, éclairé, il se reprenait, élevait son âme, la puritiait de toute mesquinerie ou même de toute souillure. Tantôt il était auprès du vieil oncle de Sellon, le plaisantant bien quelque peu de ses aspirations parfois vagues, et de ses espérances

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