‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 82 sur 171 · Cavour. i'ian'o, i" avril 18ù · texte numérisé non relu

Cavour. i'ian'o, i" avril 18ù

démodées ou prématurées d'un siècle, mais admirant la noblesse de cette existence toute consacrée au bien ; et lorsque cet « ami des hommes » vint à mourir, le 7 juin 18^39, Camille marqua dans ses lettres à ses parents une émotion sincère sur « le malheur qui a si cruellement frappé toute notre famille ' ». Tantôt avec ses cousins Auguste de La Riveet Maurice-Sellon, avec son ami Naville de Ghàteauvieux, il] s'intéresse aux petits soucis de la politique locale, aux difficultés plus grandes de la vie publique en Suisse, qui était! toujours en vibration, comme à Rome, où jamais la liberté ne fut plus franche que lorsque le forum était agité ; et avec ces hommes indépendants, curieux de tout progrès, il prolonge les soirées, « donnant un libre essor à nos esprits créateurs pour refaire ensemble et l'Europe et le monde - ». L'Université de Genève a-t-elle besoin d'un professeur de littérature latine ? c'est Cavour que l'on charge de rechercher ce phénix dans les écoles d'Italie, il se met en quête et enfin découvre « un homme qui est sans contredit supérieur à tous les latinistes de France et d'Angleterre, et probablement aussi à ceux de l'Allemagne et de la Hollande » ; la nomination traîne, Cavour revient sans cesse à la charge', il n'a trôve ni repos que son candidat ne soit agréé; enfin M. Petrucci est nommé, il s'installe, il enseigne, et ce fut un professeur très médiocre *.

AtJgu^te de La Rive aurait voulu l'attirer plus intimement encore dans la vie intellectuelle de Genève ; lui-môme venait de prendre la direction de la Bibliothèque universelle et

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