‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 106 sur 347 · Rosi, Storia contemporanea dltalia, p · texte numérisé non relu

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VERS LA GUERRE 44j

poraient dans l'armée régulière, mais beaucoup redoutaient un engagement de longue durée qui les liât à une vie sédentaire de garnison; le ministère de la Guerre n'admettait point la formation de corps francs, y voyant un élément de désordre aux armées, et Cavour ne pouvait d'ailleurs admettre de telles unités, formellement interdites par la convention militaire avec la France. On imagina alors d'inscrire ces volontaires sur les rôles de la garde nationale, et, en février, on constitua à Coniun bataillon spécial, commandé par le lieutenantcolonel Cosenz; l'infatigable La Farina fut chargé par le premier ministre de préparer les projets de lois nécessaires pour régulariser ces formations. On a parfois reproché à Cavour de s'en être désintéressé, et bien à tort, car il existe vingt, trente lettres où il s'enquiert du recrutement des nouveaux corps, de leur armement, des difficultés soulevées à leur institution par les puissances étrangères, l'Angleterre notamment.

A mesure que se multiplièrent les incidents et qu'on sentit approcher la rupture avec l'Autriche, ce mouvement belliqueux se développa dans la jeunesse de toute l'Italie, surtout dans la bourgeoisie lettrée, voire dans l'aristocratie la plus titrée1. La légation de France, qui suivait le recrutement avec attention et que le premier ministre tenait au courant de son évolution, notait un millier de volontaires à la fin de février, 3.000 au milieu de mars, 4.000 à la fin de ce même mois2 ; il semble qu'ils arrivèrent au chiffre total de 12.000, accourus de toutes parts de l'Italie, surtout de Lombardie et de Vénétie, puis des Romagnes, des duchés, etc.. Il fallut organiser deux nouveaux dépôts à Savigliano les 9 mars et 7 avril, sous la direction des lieutenants-colonels Medici et Arduino; Gari-

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