‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 105 sur 347 · La Tour d'Auvergne à Walewski, 3 janvier · texte numérisé non relu

La Tour d'Auvergne à Walewski, 3 janvier

4. Lucia Pagano. Angelo Brofferio nel Parlamenlo subalpino, daW Egeraonia piemontese alla rivoluzione unitaria (1852-1 859), dans la Naova Antologia, 15 janvier 1920, p. 206.

5. Le chevaleresque d'Azeglio avait écrit de Florence, le 17 janvier 1859, à Cavour : « Si j'ai pu avoir, dans le passé, quelque objection à ta politique, aujourd'hui il ne s'agit plus de la discuter, mais de la faire nus-

écrivait à un ami : « Quant au reste de l'Italie... vous ne sauriez vous imaginer à quel point tout a changé : le bon sens a prévalu partout. A Rome, les républicains de 1849, les mazziniens d'autrefois, les carbonari, tous enfin comprennent qu'on a affaire à l'Europe et qu'il faut compter avec elle, avec la catholicité, avec l'opinion, etc...1. »

Seuls, Mazzini et ses intimes résistaient à cette allure générale des hommes et des choses; le grand solitaire écrivait de Londres le 28 février 1839 dans une Dichiarazione agli Italiani : « Si la guerre italienne s'engage sous la direction et le patronage de Louis-Napoléon Bonaparte ou avec son alliance, nous nous abstiendrons, à regret, d'y participer» ; car s'il aurait, à la rigueur, suivi la monarchie piémontaise guerroyant seule pour l'unité nationale, il ne pouvait que se méfier en souvenir de 1848, redouter une dictature royale, et regretter l'absorption de l'Italie par le Piémont. Mais les « amis de Mazzini2 » devenaient rares, et cet abandon n'était point pour apaiser l'irritation de l'exilé qui voyait ses meilleurs partisans entraînés dans un mouvement chaque année plus actif et séduisant. De cet attrait, une vaillante jeunesse allait donner une preuve éclatante.

Vers la fin de janvier, pendant les fêtes du mariage, alors que l'on pressentait l'alliance politique derrière l'alliance de famille, et par suite, l'éventualité d'une guerre, arrivèrent à Turin quelques jeunes gens, de Lombardie, des duchés, des Romagnes, désireux de s'enrôler sous les drapeaux sardes pour la durée des hostilités à venir ; quelques-uns s'incor-

sir », et il s'était mis à la disposition de son ancien rival (Bolléa, p. 137). Cavour avait, le 21 janvier, vivement remercié, au nom du roi et de « celui à qui incombe la responsabilité des événements heureux en se développant » ; il priait Massimo de venir à Turin s'entretenir avec lui.

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