‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 21 sur 347 · Oriani, La lotta politica in Italia, p · texte numérisé non relu

Oriani, La lotta politica in Italia, p

4. Dans sa correspondance, Cavour revient sans cesse sur ces idées, à Corio, 28 février 1857 ; à de La Rive, 18 mai 1859 ; à de La Rue, 4 février et 18 septembre 1857.

percement du Mont-Cenis, il défend les ingénieurs, auteurs du projet dont il démontre toutes les fécondes conséquences, reliées à l'ensemble de sa politique. « Nous avions le choix de la voie à suivre, dît-il; nous avons préféré celle de la résolution et celle de la hardiesse, nous ne pouvons rester à mi-chemin. C'est pour nous une condition de vie : progresse?' ou périr. »

Progredire o perire : toute la pensée de ce grand homme se condense en cette formule.

Au mois d'août, le roi et Cavour se transportent à Modane pour Tinauguration des travaux : le prince Napoléon les y rejoint, venu de la part de son impérial cousin apporter à Victor-Emmanuel la sympathie et l'appui du puissant voisin et allié; et le 30 août le feu est mis à la première mine de la percée préparée par un travailleur de génie, Sommeiller.

La session parlementaire se poursuivait en juin, lorsqu'éclata à Gênes une « échaulFourée » dont les suites furent graves pour la politique du royaume.

Mazzini était inconsolable de sentir que lui échappait l'espèce de « dictature révolutionnaire » qu'il exerçait dans certains milieux1, et que « l'homme du jour » c'était dès lors un conservateur, un royaliste, et, comme on disait en ce temps, un patriote « à l'eau de rose ». Qu'on n'emploie pas ici le vilain mot de jalousie : mais il croyait à la vertu de ses idées, de sa méthode, et était irrité de les voir supplantées par des procédés qu'il jugeait impuissants à renouveler l'Italie. De là le plan, longuement caressé, d'une révolution qui s'étendrait à

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