Cavour â Villamarina, 27 août
vinces pontificales. De Bologne, de Toscane, d'Ombrie. sont arrivés à Cavour des conseils et des supplications ; il est maintenant rallié à l'aventure révolutionnaire. « L'heure s'approche d'agir dans l'Ombrie et les Marches ; le ministère est décidé non seulement à seconder, mais bien à diriger le mouvement \ »
Mais avant de tenter un tel coup, encore veut-il s'assurer quo son tout-puissant allié n'opposera pas un définitif veto, et, tel Neptune en colère, ne criera pas aux Sardes : « Quos ego ».
Napoléon préparait un long voyage qui, avant l'Algérie, devait l'amener en Savoie et à Nice. L'occasion était heureuse de le pressentir, et, s'il consentait, d'agir en son absence. Ce que l'on savait de ses intentions n'était guère rassurant 2 ; si la lettre à Persigny, en date du 25 juillet, avait paru un symptôme favorable, l'attitude de l'empereur depuis lors demeurait obscure, et volontairement3. « 11 est, écrivait le premier ministre de Sardaigne, taciturne et irrité des mauvais résultats de sa politique incertaine et astucieuse'. » Pour obtenir son consentement, il fallait user avec lui de franchise et de netteté5. Et Gavour décide de lui mander deux hommes de confiance qui lui révéleront tous ses desseins.
L'empereur arrive le 27 août, à Chambérv ; il y reçoit