‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 272 sur 347 · Gramont à Thouvenel, 6 octobre · texte numérisé non relu

Gramont à Thouvenel, 6 octobre

2. La circulaire impériale du 18 octobre 1860 {Livre jaune, p. 162), présente différemment l'entretien, mais ne nie point les arrangements de Chambéry.

3. L'empereur Napoléon III à Thouvenel, télégramme chiffré, 30 août 1860, 11 heures matin. Thouvenel était donc au courant.

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Cavour est néanmoins inquiet1; cette approbation tacite ne lui suffît pas, il voudrait mieux. Il sait que Napoléon a récemment écrit à son ami Arese : « Je suis navré de la conduite de votre gouvernement vis-à-vis de Naples. Aucun honnête homme ne peut approuver une politique qui a tous les caractères delà faiblesse, c'est-à-dire de la ruse et de la duplicité. Et puis, où cela vous conduira-t-il? à un autre Novare2. » Arese, qui séjourne à Evian, a télégraphié ces lignes en chiffres à Turin: Cavour lui répond par l'intermédiaire du consul sarde à Genève : « Allez à Thonon3. Décrivez situation Italie après Villefranche (Villafranca) et Nice. Guerre sourde continuée après Villefranche par enrôlements autrichiens, à Rome et à Naples. Alliance presque formée entre pape, Autriche et Bourbons. Sentiment très vif dans toute Italie de danger de cette ligue. x\près cession Nice impossible retenir Garibaldi. Avouez que le gouvernement l'a toléré et môme appuyé. Mais il a énergiquement empêché et réprimé expéditions mazziniennes. Impossible de se laisser distancer par la démagogie à Naples. Une fois annexion faite on tâchera de ne pas attaquer Rome ni Autriche. Empereur sauvera Italie en empêchant agression avant le printemps. S'il le faut, nous nous battrons seuls avec l'Autriche. Sûrs qu'Empereur ne laissera pas détruire par coalition le seul allié de la France'. » Arese se précipite à Thonon, il y voit son impé-

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