‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 279 sur 347 · Malmesbury, Mémoires, lo septembre 1860, p · texte numérisé non relu

Malmesbury, Mémoires, lo septembre 1860, p

5. Marquis de Moustier (de Vienne) à -M. Thouvenel, 14 octobre 1860. fj. Gramont à Thouvenel, 18 septembre 1860, et il ajoutait dans une

lettre du 20 : « lime semble urgent de réfuter par quelque démonstration solennelle l'accusation de duplicité qui, de tous les points du globe, monte contre notre politique. »

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secrétaire de la légation française, en le tenant familièrement par le braa1? D'ailleurs, l'empereur était en Algérie et M. Thouvenel à la campagne2, laissant le champ libre à l'activité de Cavour qui ne manqua point d'en profiter. Les autres puissances montraient beaucoup d'apathie et ne se décidèrent que lentement à de vagues protestations; la Russie rappela sa légation le 19 octobre et l'Espagne la sienne en novembre seulement. La Prusse n'en fit rien3; son ministre présenta quelques protestations de blâme, et Cavour répondit à l'envoyé prussien : « Je donne un exemple que, probablement, dans quelque temps, la Prusse sera très heureuse d'imiter4 ». Dès lors apparaissaient les similitudes de la politique des deux royaumes. Il n'est pas besoin d'ajouter que, loin de protester, le cabinet de Londres encouragea l'expédition.

« L'importante è di far presto5 », avait écrit Cavour le 13 septembre au général Fanti, et le commandant en chef fit « presto ».

Le cardinal Antonelli, Mérde Mérode, le général de Lamoricière vivaient dans l'illusion que l'empereur interviendrait « par la force »; une mauvaise interprétation des télégrammes du quai d'Orsay les confirma dans cette espérance; ce fut leur adversaire, le général Cialdini lui-même, qui dut les rappeler à la réalité, laquelle était l'accord de Chambéry.

Le général de Lamoricière avait laissé un corps d'observa-

1. Comte d'Ideville, Journal d'un diplomate en Italie, p. 165.

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