‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 281 sur 347 · La phrase est deux fois répétée dans la lettre à Fanti · texte numérisé non relu

La phrase est deux fois répétée dans la lettre à Fanti

tion aux environs de Pérouse et maintenu quelques compagnies dans de petites garnisons; il comptait grouper ses forces autour d'Ancône et donna ordre à ses lieutenants d'y affluer. Les Piémontais faisaient diligence, délia Rocca envahissant l'Ombrie, Cialdini se hâtant vers Ancône pour y surprendre les troupes pontificales avant leur concentration1. Dès le 17 septembre, et par une marche forcée, les Sardes s'étaient glissés entre la petite armée de Lamoricière et la citadelle d'Ancône. « Bravo, général, télégraphiait Cavour à Cialdini. Ainsi se fait la guerre. Où vous commandez, je suis sans inquiétude2. » La bataille décisive s'engagea le lendemain près de Castelfidardo, vive, rapide, mais inégale : tandis que les Piémontais tenaient bien dans les mains de leurs officiers, les Pontificaux étaient trop nouveaux, trop divers d'origine pour une action d'ensemble3, et les uns se débandèrent, alors que les autres résistèrent jusqu'à la mort. Le soir, le succès de Cialdini était tel, que Lamoricière disait avec douleur : « Je n'ai plus d'armée ». A la fin de la journée, la flotte de Persano tirait ses premiers obus sur la citadelle d'Ancône (18 septembre)4.

La nouvelle de ce brillant fait d'armes fut accueillie à Turin comme une éclatante victoire : salves de coups de canons, illuminations et distribution d'ordres militaires5. « Votre très habile manœuvre et votre victoire de... (de grâce, baptisez-la vite)... auront des conséquences incalculables, écrivait Cavour à Cialdini. Le triomphe militaire est

1. Leti, Roma e lo Stato Ponlifico dal 1849 al 1870, II, p. 35 et suiv.

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