‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 282 sur 347 · De La Gorce, Second Empire, III, p · texte numérisé non relu

De La Gorce, Second Empire, III, p

4. Sur cette courte campagne, voir le Rapport du général Lamoricière, et Nisco, 11 générale Cialdini.

.5. De Rayneval à Thouvenel, 2'i septembre 1860.

grand, le politique est plus grand... Aujourd'hui l'horizon politique s'est éclairci, les périls qui menaçaient de tous côtés ou sont dispersés, ou sont diminués au point de pouvoir facilement être surmontés1. »

En Ombrie, délia Rocca n'avait pas agi moins diligemment ; il avait pris Pérouse et toutes les vieilles forteresses où les Pontificaux tenaient de minuscules garnisons, et il s'était avancé sur Rome avec tant de vigueur et de vitesse que le bruit circulait déjà dans la Ville Éternelle de la prochaine arrivée de l'armée sarde2. Le duc de Gramont et le général de Goyon, naturellement vexés de la facile victoire des Sardes sur des soldats commandés par un général français, et desquels beaucoup étaient français, redoutaient que l'armée de Victor-Emmanuel serrât Rome de si près, que la ville fût mise « dans une sorte de blocus3 ». Le gouvernement de Turin avait solennellement promis de ne pas envahir le territoire dépendant de Rome, appartenant aux papes depuis des siècles, et constituant ce qu'on était convenu d'appeler le patrimoine de saint Pierre4. Mais les limites en étaient assez imprécises, les vieilles cartes, sorties poudreuses d'armoires antiques, différaient, et lorsque les Sardes approchèrent notamment d'Orvieto et de Viterbe, une lutte de chancellerie s'engagea entre Paris, Rome, et Turin, qui se prolongea de longues semaines ; les populations locales tentèrent de dire leur mot en s'insurgeant5; mais des deux côtés, on les

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