‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 304 sur 347 · Cavour â E. d'Azeglio, 4 janvier · texte numérisé non relu

Cavour â E. d'Azeglio, 4 janvier

Cavour. — m. 27

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site absolue de prendre quelque résolution radicale1. » Le commissaire sarde, Farini, avait reçu des pouvoirs étendus et il avait montré, quelques mois auparavant en Emilie, qu'il ne manquait ni d'habileté ni d'énergie; mais il avait ici une tâche « au-dessus des forces humaines »; il s'y montra « faible », au dire du roi". Il était découragé, d'ailleurs malade et absorbé par des soucis familiaux3. Cavour essayait de le remonter : « par charité, ne vous laissez pas abattre », le suppliait-il*; mais, dès le milieu de décembre, il prévoyait la nécessité de remplacer le lieutenant général du roi à Naples. Il pensait à différentes combinaisons : soit envoyer La Marmora ou Rattazzi, et celui qui réussirait dans cette mission difficile, pourrait ensuite devenir premier ministre; soit y aller lui-même, «hypothèse qui pourrait avoir des conséquences fatales pour le pays et pour moi, écrivait Cavour; il est évident que j'ai tout à perdre et rien à gagner. Je cours le péril de voir détruite la réputation que treize années de luttes continuelles m'ont assurée, sans probabilité de l'accroître. Mais peu importe. L'homme d'État qui n'est pas disposé à sacrifier son nom à son pays, n'est pas digne de gouverner ses semblables. — Mais comment me remplacer aux Affaires étrangères5? » Et, de fait, il se savait indispensable à Turin, où il était tout le

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