‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 36 sur 347 · Cavour à Villamarina, 8 décembre 1836, 27 février JS · texte numérisé non relu

Cavour à Villamarina, 8 décembre 1836, 27 février JS

2. Cavour à Conneau, 20 mai 1856 : à Villamarina, 5 septembre 1856. La correspondance de Cavour avec le Dr Conneau sera bien curieuse à connaître, si elle est jamais publiée. Cpr. Paléologue, Cavour (1926), p. 127.

3. Ces missions secrètes se multiplièrent lorsque le duc de Gramont, nommé ambassadeur à Rome, fut, en septembre 1857, remplacé par le prince de La Tour d'Auvergne, dont Cavour se méfiait. Il « regretta beaucoup » Gramont. A Villamarina, 18 août 1857. A cette époque, deux nouveaux correspondants prennent une place importante: le prince Napoléon et Bixio.

4. Nigra était attaché au ministère des Affaires étrangères, quand Cavour l'emmena à Paris et Londres en 1855 et 1856, remarqua ses qualités de finesse et d'entregent, et, à partir de janvier 1857, l'envoya souvent à Paris en mission officielle ou secrète. La correspondance de Nigra et Cavour n'a été qu'en partie publiée, notamment par C. Bolléa : Una « Silloge» di Lettere del Risorgimento (1919). La direction des Archives de Turin en prépare une édition qui sera du plus haut intérêt. Luzio, Il carteggio Nigra -Cavour, dans Garibaldi, Cavour, Verdi, p. 261 et suiv.

tance : « Mais il faut savoir attendre1 ». Et Cavour, ravi, de répondre : «Bravo, bravissimo ~ ».

Bien des sujets dans l'avenir demeuraient obscurs et des questions difficultueuses; les attaques des journaux sardes contre Napoléon, l'impératrice, la politique française, émouvaient la susceptibilité du cabinet de Paris, et, après l'affaire de Gênes, le comte Walewski se fâcha : il envoya à son représentant auprès de la cour de Turin des protestations qui ressemblaient à des menaces et qui se renouvelèrent à plusieurs reprises ; en décembre , La Tour d'Auvergne faisait des remontrances sur les « provocations, les injures grossières » renouvelées chaque jour3. Le président du Conseil « déplorait les excès de la presse », annonçait des poursuites, tantôt envisageait la possibilité d'une modification de la loi4, et tantôt déclarait que les circonstances politiques ne permettaient guère de toucher à la presse5. En même temps, il faisait supplier les journaux de ménager les Tuileries, le quai d'Orsay, et tout ce qui méritait ménagement.

Dans l'ensemble, le lien devenait plus intime entre les cours de Paris et de Turin ; au cours de l'été de 1857, à son retour de Plombières, Napoléon III tint à le manifester dans une lettre autographe à Villamarina : « Je vous prie, écrivait-il, de dire au comte de Cavour que rien n'est plus loin de ma pensée que de lui susciter des embarras. Il peut compter sur mon désir de soutenir son gouvernement par tous les moyens possibles. . . ,

1. Roger Gabaleone de Salmour à Cavour, 22 juillet 1857. Cette importante lettre dans C. Bolléa, loc. cit.. p. 101 et suiv.

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