‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 171 sur 247 · Cavour à M. d'Azeglio. 31 mai · texte numérisé non relu

Cavour à M. d'Azeglio. 31 mai

Deforesla pour les Sceaux, et, pour l'Inslruction publique Lanza, qui fui un des piliers de la nouvelle Italie.

«A bout de forces intellectuelles », Cavour se retira quelques jours à Léri pour retrouver « l'élasticité » nécessaire en présence « d'une position politique chaque jour plus tendue' ».

Depuis plus de deux années à la Présidence du Conseil, Cavour avait manifesté toutes les qualités de l'homme d'État. Par d'habiles réformes, il avait remonté des finances lourdement obérées, assuré l'équilibre du budget, rendu possibles les grosses dépenses qu'imposait une forte action dans le royaume comme hors de ses frontières. Il avait rendu confiance au pays, qui sentait son influence dans tous les ministères, par la rapide expédition des affaires , les solutions pratiques, l'élan donné à la vie nationale. Et cela sans grands gestes, sans forfanterie, sans dictature ; mais par l'ascendant d'un robuste bon sens, une parole claire et raisonnée, le respect de la liberté de chacun. A deux reprises il s'était heurté au Sénat, qui le trouvait « révolutionnaire », et il l'avait vaincu en s' appuyant sur la Chambre, qui avait confiance en son « allant ». Enfin, par un acte hardi, il avait engagé le Piémont dans la guerre d'Orient et par là même dans la politique européenne.

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