Castelli, La crisi Callabiana, p
3. Massari, Vittorio Emanuele II, p. 189; Il conte di Cavour, p. 123.
4. Dans une lettre privée, Cavour constate que « la barque ministérielle a été remise à flot... grâce à l'entêtement des évoques qui se sont refusés
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que SCS efforts n'eussent pas été couronnés de succès, étant résolu de conserver intacts les prérogatives de l'Etat et le droit public constamment observés par les princes de Savoie, avait remis en leurs charges le comte de Cavour et ses collègues. »
Ainsi Cavour et son parti, qui était celui du progrès, avaient bataille gagnée ; mais Camille était beau joueur, et il désirait qu'une combinaison fût trouvée, qui ménageât la susceptibilité du Sénat vaincu. Le rôle de sauveur fût joué par Desambrois et le général Collegno qui proposèrent quelques amendements lénitifs : le principal fut adopté à deux voix de majorité. « Ce n'est pas brillant, constatait Cavour, mais c'est beaucoup, eu égard à toutes les intrigues mises enjeu pour le faire rejeter * . » La suite du débat fut moins âpre, et le vote final réunit 53 sénateurs favorables au projet contre 42. Le retour à la Chambre du projet modifié par le Sénat fut prompt, ainsi que son adoption à une forte majorité. Le 29 mai, le roi signait successivement la clôture de la session et la promulgation de la loi sur les couvents, « avec une bonne grâce, écrivait Cavour dans une lettre très affectueuse au chevaleresque d'Azeglio, qui m'a fait oublier bien de mauvais quarts d'heure que cette maudite loi m'a fait passer. — Grâce au ciel, ajoutait-il, nous sommes sortis de l'horrible bourbier dans lequel nous avons pataugé si longtemps''. »
Deux jours après, le cabinet se complétait : Cavour ne pouvait conserver tout ensemble la Présidence, les Finances et les Affaires étrangères, ni Raltazzi l'Intérieur et la Justice ; Gibrario passa de l'Instruction publique aux Affaires extérieures, et deux nouveaux ministres entrèrent au Conseil,
à accepter une transaction aussi modérée que possible que Durando leur avait proposée ». A. E. d'Azeglio, 7 mai 1855.