‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 173 sur 247 · M. Aymé d'Aquin à M. Drouyn de Lhuys, 9 mars · texte numérisé non relu

M. Aymé d'Aquin à M. Drouyn de Lhuys, 9 mars

4. V. Bersezio, Il regno di Vitlorio Emanuele 11, t. VI, p. 257.

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possible en Italie * » ; et le premier effet, désiré, ardemment appelé, c'est l'entrée de l'Autriche dans une aventure fâcheuse, dont le Piémont pourra tirer parti au détriment de son irréductible ennemie : car la ferme résolution de bouter l'Autriche hors de la péninsule dictera la conduite de tous les patriotes italiens pendant toute la guerre d'Orient. Le 20 avril 1853, Victor-Emmanuel disait au duc de Guiche, ministre de France : « Si jamais les armées s'ébranlent, la France trouvera dans le Piémont une avant-garde courageuse, ardente et sympathique ; l'Empereur aura dans le Roi un allié sur lequel il pourra compter sans réserve'^ ». Et, dans sa pensée, il ne pouvait être alors de guerre que contre l'Autriche. Mais quelques mois plus tard, le monarque adressait de pareilles invites à M. de Reisct, de passage à Turin, lui exprimant son désir de prendre part en personne aux opérations militaires d'Orient, car il aimait passionnément la vie des camps et était heureux de se retrouver sur un champ de bataille ; le diplomate s'empressa de rapporter ces propos à l'Empereur^, à qui ils étaient évidemment destinés.

Le 5 juillet 1853, les Russes passent le Pruth, comme un autre Rubicon. Gavour, Président du Gonseil, et Dabormida, ministre des Affaires étrangères, entretiennent de suite le duc de Guiche de ce grave événement : leur sentiment, comme celui des Chambres, est que ti cette occupation devra entraîner comme conséquence l'entrée des flottes dans les Dardanelles » ; les deux Itahens espèrent que le passage du détroit deviendra la base des négociations, le retrait des navires anglais et français devant ôtre la compensation offerte poui* l'évacuation des principautés. Quelques jours après, le géné-

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