‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 209 sur 247 · Uastelli, Il conte di Cavour, p · texte numérisé non relu

Uastelli, Il conte di Cavour, p

AU CONGRES DE l'ARIS 355

prendre que les plénipotentiaires sardes auraient accès aux seules conférences où se traiteraient des questions les intéressant; ils invoquaient en ce sens le Congrès de Vienne, où les puissances à intérêts restreints n'étaient admises dans l'Olympe que sur la convocation des Dieux. Le Piémont avait protesté ; la question était restée ouverte ; mais des faits nouveaux s'étaient produits, permettant au cabinet sarde de penser que ses deux grands alliés avaient renoncé à leur prétention ; les entretiens de Walewski et Villamarina, l'article inséré dans le Moniteur le 12juillet 1856, les conversations des deux souverains, jusqu'à la prolongation de la lutte commune, tou» portait le Piémont à se croire définitivement placé sur le même rang diplomatique que les deux grandes puissances.

En janvier, on s'aperçut qu'il n'en était rien ; ni l'Angleterre, ni la France n'avaient admis l'égalité des plénipotentiaires, poussées probablement par l'Autriche *, qui allait participer au Congrès à l'égal des plus grands, et avait plaisir à voir le Piémont dans l'antichambre, alors qu'elle-même était au salon. Des conférences préalables au Congrès s'étaient réunies à Constantinople entre les représentants des grandes puissances ; le ministre de Sardaigne, M. Tecco, qui avait du sang et du caractère, s'étonna de ne pas y être appelé et s'en expliqua « très vivement » avec les ambassadeurs de France et d'Angleterre ; les cabinets de Paris et de Londres protestèrent, mais, par un heureux effet du hasard, lorsque leurs dépêches arrivèrent à leurs représentants, M. Tecco avait déjà reçu la faveur d'un congé sur Turin ^ ; l'incident était clos, mais bien plus grave était la déclaration du comte

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