De La Gorce, Histoire du Second Empire, t. II, p
2. Dans ce protocole, qui est fort long, on ne peut prendre ici que ca qui concerne la question italienne.
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chiennes puissent évacuer sans inconvénients les Etals pontificaux, M. Walewski se demande encore s'il n'est pas à souhaiter (ah ! qu'en termes galants...) que certains gouvernements de la péninsule, appelant à eux, par des actes de clémence bien entendus, les esprits égarés et non pervertis, mettent fin à un système qui se retourne contre eux : aussi ce serait rendre un service signalé au gouvernement des Deux- Siciles que de l'éclairer sur la fausse voie dans laquelle il s'est engagé.
Ayant ainsi parlé de l'Italie, Walewski passe aux abus de la presse en Belgique et termine en engageant le Congrès ft déterminer, avant de se séparer, les principes du droit maritime en temps deguerre. [ls'arrèta,ilavaitexécutérordrederEmpereuretposéles questions les plus graves : anarchie dans les Etats pontificaux, nécessité d'y remédier avant de retirer les troupes de Rome et des Légations, exactions du roi Bomba, amnistie, tout était esquissé d'une main souple et légère.
Le premier plénipotentiaire de Grande-Bretagne y apporta les traits de force. Le protocole a été si bien limé par Benedetti qu'on ne retrouve qu'affaiblis les vigueurs du langage. « Il a chargé comme lord Lucan à Balaclava », écrivait de Clarendon un ami de Gavour', et, de toutes les correspondances contemporaines, il appert que le noble lord sortit largement «de la réserve diplomatique" ». Quant au fond, il emprunta tout son exposé aux notes de Cavour et Minghetli : vive critique du gouvernement romain, u le pire qui fut jamais », et plan de réformes pour les Légations, « afîn (juc les troupes iiulricl)iennos puissent se retirer »; devoir de l'Europe de protester contre le système du cabinet napolitain, « système qui entretient au sein des masses, au lieu